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Les États-Unis annoncent avoir tué un des chefs de l’État islamique en Syrie

Des membres des forces de sécurité gouvernementales syriennes patrouillent en véhicule près de la prison d'Al-Aqtan, en périphérie de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie, le 22 janvier 2026.

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 25/06/26
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L’armée américaine a annoncé mercredi 24 juin avoir tué Ali Husayn al-Ulaywi, l’un des chefs de l’État islamique lors d'une frappe aérienne. Cette opération s’inscrit dans la lutte continue des États-Unis contre les cellules jihadistes, plus de dix ans après leur intervention en Syrie et la défaite du groupe en 2019.

L'armée américaine a annoncé mercredi 24 juin avoir tué dans une frappe aérienne l'un des chefs du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le nord-ouest de la Syrie la semaine dernière. La frappe, datée du 19 juin, a "tué Ali Husayn al-Ulaywi et s'inscrit dans le cadre des efforts continus des États-Unis pour déstabiliser et éliminer les terroristes qui cherchent à attaquer des Américains à l'étranger ou sur le territoire national", a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué.

Les États-Unis sont intervenus en Syrie il y a plus de dix ans pour soutenir les forces kurdes combattant l'EI, qui avait pris le contrôle de plusieurs zones dans ce pays et en Irak. La coalition internationale antijihadiste s'est depuis retirée, après la défaite de l'EI en 2019 en Syrie, deux ans après celle en Irak. L'armée américaine continue de mener des frappes aériennes visant les dernières cellules dormantes du groupe jihadiste dans les zones désertiques du pays.

L’État islamique en Syrie : une menace en mutation

Bien que l’EI ait perdu son territoire en 2019, il demeure une force insurrectionnelle, opérant par le biais de cellules dormantes, principalement dans les provinces de Deir ez-Zor, Raqqa et Hasaka. Ces groupes, privés de leur "califat", multiplient les attaques ciblées contre l’armée syrienne, les forces kurdes et les infrastructures locales. Embuscades, assassinats et attentats à la bombe rythment l’actualité sécuritaire du pays.

En février 2026, le porte-parole de l’EI, Abo Huzeifa Al-Ansary, a annoncé une "nouvelle phase d’opérations" contre le régime syrien nouvellement installé. Neuf attaques ont été recensées dans les semaines suivantes, faisant huit morts et plusieurs blessés parmi les forces de sécurité et les civil. Parmi elles, l’attaque contre l’églisegrecque-orthodoxe Saint-Élie à Damas, survenue le 22 juin 2025, a été attribuée à un kamikaze affilié à l’État islamique (EI). Le ministère syrien de l’Intérieur et plusieurs médias ont confirmé que l’auteur de l’attentat était membre du groupe jihadiste EI, qui a revendiqué l’opération. Cette attaque a fait au moins 20 morts et plus de 50 blessés parmi les fidèles chrétiens qui assistaient à la messe.

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