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Canicule : quand le brevet s’invite au monastère

Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, l'ancien monastère des Carmes de Trie-sur-Baïse, en Hautes-Pyrénées, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur.

Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, l'ancien monastère des Carmes de Trie-sur-Baïse, en Hautes-Pyrénées, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur.

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Hortense Leger - publié le 25/06/26
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Installer les candidats au brevet dans un monastère : c’est l’initiative insolite du maire de Trie-sur-Baïse. Ce vendredi 26 juin, les soixante-dix collégiens de cette commune des Hautes-Pyrénées composeront à la fraîche dans l’ancien lieu de prière des Carmes.

À Trie-sur-Baïse, la canicule n’aura pas raison des candidats au brevet. Dans cette commune des Hautes-Pyrénées, une décision inattendue a été prise le 24 juin. Les élèves de troisième composeront ce vendredi…dans un ancien monastère. 

En cause ? "Une coupure d’électricité annoncée par Enedis le jour de l’épreuve dans le collège concerné", explique Jean-Pierre Grasset, le maire de Trie-sur-Baïse. Une solution est cherchée pour ne pas reporter la coupure. C’est là où l’ancien monastère des carmes entre en scène. Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, la bâtisse, désacralisée depuis plus d’une centaine d’années, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur. L'édifice fait office de salle communale depuis plus de dix ans. "Les équipes de la mairie ont transformé le lieu en salle d’examen hier. Il est maintenant mis à disposition de l’Éducation nationale pour les épreuves de vendredi, lundi et mardi", confie Jean-Pierre Grasset. 

Murs épais et jolis vitraux

Ce sont donc près de soixante-dix élèves qui plancheront pendant ces trois jours dans deux salles de ce monument bâti entre 1357 et 1365. Un monastère qui aurait accueilli, à l’apogée de son succès au XVe siècle, plus de vingt-cinq carmes. Grande grâce pour les candidats : les murs sont épais, contrairement "aux nouveaux bâtiments des années cinquante où, souligne le maire de la commune, la température atteint trente degrés". L’occasion pour les jeunes collégiens de puiser leur inspiration dans un lieu chargé de la présence séculaire des ermites. "L’architecture est assez dépouillée. Il y a de jolies travées, de beaux vitraux", sourit Jean-Pierre Grasset. Et de conclure : "Ça leur fera un beau souvenir. Ils vont être très bons !"

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