L'Église catholique de France comptera 84 nouveaux prêtres en 2026, contre 90 l'an dernier. Si les ordinations poursuivent leur légère baisse amorcée depuis deux ans, la hausse annoncée des entrées en propédeutique laisse entrevoir un nouvel élan pour les vocations.
Ils seront 84 à recevoir le sacrement de l'ordre en France en 2026. Selon les chiffres publiés par la Conférence des évêques de France (CEF), les ordinations sacerdotales enregistrent une légère diminution par rapport à 2025, où 90 nouveaux prêtres avaient été ordonnés, et à 2024 qui en comptait 105. Parmi les 84 futurs prêtres, 66 seront prêtres diocésains et 39 seront religieux ou membres de communautés (vingt-et-un d’entre eux étant déjà comptés parmi les 66 prêtres diocésains). Cette baisse modérée s'inscrit dans une tendance observée ces dernières années. Néanmoins, le communiqué de presse de la CEF met en avant un indicateur particulièrement encourageant : la progression des entrées en année de propédeutique, une année de discernement et de préparation qui précède l'entrée au séminaire.
La Conférence des évêques de France indique en effet que les entrées en année de propédeutique sont passées de 99 à 145 entre 2023 et 2025, soit une progression de près de 50% en seulement deux ans. Un chiffre qui constitue un indicateur précieux de la vitalité des vocations.
Paris et Marseille en tête
Comme chaque année, certaines provinces ecclésiastiques concentrent une part importante des ordinations. La province de Paris arrive de nouveau en tête avec 18 nouveaux prêtres, dont sept pour le diocèse de Paris, parmi lesquels trois Augustins de l'Assomption et un membre de la Communauté de l'Emmanuel, ainsi que six pour le diocèse de Versailles. L'an dernier, la province parisienne comptait 16 ordinations. La province de Marseille reste également particulièrement dynamique avec 14 ordinations, un chiffre identique à celui de 2025. Dix concernent le diocèse de Fréjus-Toulon, deux l'archidiocèse de Marseille, une le diocèse d'Aix-en-Provence et une le diocèse de Gap-Embrun. C'est la province de Rennes qui vient compléter le trio de tête avec dix ordinations. Les provinces de Lyon et de Lille suivent avec respectivement six et trois futurs prêtres. Bordeaux, Montpellier et Rouen en comptent chacune deux, tandis que Clermont, Poitiers, Reims et Tours n'en enregistrent qu'une. À cela s'ajoutent quatre ordinations relevant directement du Saint-Siège et une en Outre-mer.
Par ailleurs, les communautés continuent de représenter une part importante des nouveaux prêtres. Parmi les 12 ordinations dans des congrégations religieuses, les Augustins de l'Assomption arrivent en tête avec cinq nouveaux prêtres. Du côté des 27 ordinations au sein de communautés, la Communauté Saint-Martin se distingue une nouvelle fois avec dix ordinations, soit une de plus que l'an dernier. Elle est suivie de la Communauté du Chemin Neuf, avec cinq nouveaux prêtres, puis de la Communauté de l'Emmanuel, qui en compte trois.
Une mission au service de l'Évangile
Par le sacrement de l'ordre, l'un des sept sacrements de l'Église catholique, les prêtres reçoivent leur mission au nom du Christ. Celle du prêtre consiste, entre autres, à annoncer l'Évangile, enseigner la foi, accompagner les fidèles dans leur vie spirituelle et célébrer les sacrements.
Dans la tradition de l'Église, les ordinations sacerdotales sont généralement célébrées aux alentours du 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul. Ces deux apôtres, aux parcours très différents, incarnent les piliers de l'Église. Pierre, à qui le Christ a confié la charge de son Église, et Paul, infatigable missionnaire de l'annonce de l'Évangile. Leur parcours rappelle que les vocations naissent de chemins de conversion variés, tous tournés vers le service de Dieu et de l'Église.












