Une messe d’action de grâce pour les 25 ans de présence de la Fraternité monastique de Jérusalem au sanctuaire du Mont-Saint-Michel a lieu ce 21 juin. L’occasion aussi de prier suite à l’annonce du départ des deux derniers moines de la Fraternité, les sœurs continuant quant à elles leurs missions de prière et d’accueil sur place.
La Fraternité Monastique de Jérusalem fête ce dimanche 21 juin leurs 25 ans de présence au Mont-Saint-Michel. À cette occasion, l'évêque des lieux, Mgr Grégoire Cador, célébrera une messe d’action de grâce dans l’abbatiale qui peut accueillir jusqu’à 800 personnes. Cette messe sera aussi l’occasion de prier pour le départ annoncé des deux derniers frères de la Fraternité qui vivent encore sur place, mais qui vont partir dans les mois à venir pour se regrouper. "Le frère Philippe partira à Strasbourg début octobre, et je resterai encore jusqu'à l'été 2027 prochain", indique à Aleteia le frère Théophane, arrivé au Mont en 2017. "Nous sommes à la fois plein de reconnaissance et de confiance pour cette réorganisation qui a pour but de prendre soin de notre vie religieuse et spirituelle en tant que membre de la Fraternité, dans le cadre de notre réorganisation, et bien sûr plein d'émerveillement pour toutes les personnes rencontrées et la puissante force spirituelle si palpable dans ce haut lieu", confie encore le prêtre qui avoue bien sûr, "un léger pincement au cœur".
Frère Théophane se dit également très heureux de savoir que les sœurs restent. En effet, la vie religieuse et monastique se poursuit au cœur du sanctuaire puisque les six sœurs de cette même Fraternité vont continuer d’assurer leurs missions de prière et d’accueil. "À la rentrée, les sœurs poursuivront leur mission sur le Mont, en collaboration avec le sanctuaire et le diocèse. Elles continueront à célébrer les offices et la messe dans l’abbaye et à accueillir pèlerins et visiteurs", précise le diocèse de Coutances. Contacté par Aleteia, le recteur des lieux, Don Pierre Doat, travaille au quotidien avec la Fraternité. Membre de la Communauté Saint Martin, il vit avec trois autres prêtres sur place et assure les messes de l’église sanctuaire Saint-Pierre située dans le village, l'accueil des pèlerins mais aussi les messes de trois paroisses environnantes. "Nous travaillons tous ensemble en très bonne intelligence pour l’accueil des groupes, des pèlerins, pour organiser les grandes fêtes ou les célébrations. Jusqu’à leur prochain départ, les frères de la Fraternité continueront à assurer la messe quotidienne à l’abbatiale, le diocèse verra ensuite pour l'organisation. Par leurs 25 années de présence, les moines et moniales ont marqué beaucoup de gens, du coin comme de passage, ils seront donc nombreux à venir ce dimanche”, estime-t-il encore, reconnaissant que la messe dominicale attire de toutes les façons toute l’année, "toujours beaucoup de monde".
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Une dévotion grandissante à saint Michel
Haut lieu spirituel français, le Mont-Saint-Michel accueille chaque année plus de 2,6 millions de touristes et pèlerins. Parmi ces millions de visiteurs, "entre 5 et 10% sont des pèlerins "inscrits"", estime Don Pierre Doat qui se doute bien qu’ils sont encore plus nombreux à venir comme pèlerins anonymes dans une démarche plus personnelle. Le recteur du sanctuaire constate une dévotion grandissante à l’archange saint Michel. "Nous pouvons même la chiffrer, puisque depuis quatre ans, chaque année, toutes nos activités sont en hausse de 25% : nombre de groupes accueillis, nombre de messes célébrées, nombre de retraites prêchées, nombre de nuitées sur place…" Saint Michel Archange continue d’attirer les foules et les prières. Ce que confirme frère Théophane qui retiendra de toutes ces années sur place, la beauté du cheminement des pèlerins et l’universalité de l’Église si bien vécue. "Tant de nationalités, tant de courants spirituels différents, et pourtant tant de partages et de prières. C'est un lieu unique, un lieu "source" où se vivent au quotidien, dans un grande paix, des relations simples et fructueuses entre communautés mais aussi avec les institutions publiques", conclut le prêtre qui a encore une année sur place pour méditer toutes ces grâces.





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