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Les familles nombreuses, grandes perdantes de la nouvelle loi de finances

3 min de lecture
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Crédit : Magic Lens I Shutterstock

Selon un rapport de l’Institut des politiques publiques (IPP) publié ce 15 juin, les familles de trois enfants ou plus sont celles qui pâtissent le plus de la nouvelle loi de finances, en raison notamment de la baisse des allocations familiales.

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Le président de la République appelait de ses vœux un "réarmement démographique", mais au regard des mesures sociales et fiscales du budget 2026, les familles nombreuses sont finalement les moins aidées. Selon un rapport publié le 15 juin par l’Institut des politiques publiques (IPP), les ménages avec trois enfants ou plus sont la catégorie de foyers qui a perdu le plus en termes de niveau de vie : "Les plus touchés sont les ménages avec trois enfants ou plus, qui représentent 14% de la population et sont davantage représentés en bas de la distribution des revenus. Ils enregistrent une baisse moyenne de niveau de vie de 0,4% pour les couples et de 1,3% pour les familles monoparentales, principalement due à la baisse des allocations familiales", expliquent les auteurs du rapport.

En effet, dans le cadre du budget 2026, le gouvernement a repoussé de 14 à 18 ans l’âge à partir duquel les allocations familiales sont majorées, comptant ainsi que sur une économie pour les caisses publiques de 300 millions d’euros. Outre la hausse de l’âge de majoration des allocations familiales, les auteurs du rapport ont étudié l’impact de quatre autres leviers concernant les ménages : la hausse du montant de la bonification de la prime d’activité, la hausse du taux de contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus du capital, la reconduction de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) et la hausse du plafond de réduction pour dons à certaines associations dits "dons Coluche".

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Les personnes seules gagnantes

Quant aux couples sans enfants ou avec deux enfants, représentant respectivement 23% et 19% de la population, ils subissent de "légères pertes" (0,05%) en termes de niveau de vie. Ce sont finalement les personnes seules qui sont davantage gagnantes. "Cela s’explique par le fait que les couples, généralement plus aisés que les personnes seules, sont plus concernés par la hausse de la CSG sur certains revenus du capital et éventuellement par la CDHR, tandis que les personnes seules bénéficient davantage de la hausse de la prime d’activité."

Marc de Basquiat, économiste et consultant, spécialiste de la fiscalité, des prestations sociales et de la politique du logement, soulevait déjà en avril auprès d'Aleteia les "effets pervers" du dispositif d’aides sociales actuel : "Le système est bien plus généreux pour les personnes seules que pour les couples", relevait-il. Et de préciser : "Il semble nécessaire de modifier le mode de calcul des prestations sociales, en particulier le RSA et la Prime d'activité, qui pénalise fortement les couples par rapport aux personnes qui se déclarent isolées".