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Au festival Siloë, l’aventure comme chemin de foi

6 min de lecture
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Crédit : AED

Louis-Xavier, parti « sur les routes de la foi » (ici en Chine), témoignera au festival Siloë

Le festival Siloë organisé par l’Aide à l’Église en détresse réunit du 4 au 5 juillet jeunes et aventuriers autour de témoignages et de tables rondes. Objectif : montrer que l’aventure peut nourrir la foi et l’action.

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L'aventurier et écrivain Sylvain Tesson résume ainsi l'esprit du voyage : "Le voyageur glissant sur l’océan ou gravissant la montagne préfère consacrer son énergie vitale à s’émerveiller du spectacle du monde plutôt qu’à ratiociner sur son tas de misérables secrets intérieurs. " Une philosophie qui pourrait servir de fil rouge au festival Siloë au cours duquel les participants auront l'occasion d'entendre bien d'autres amoureux du large, des sommets et des chemins de traverse partager leur expérience de l'aventure. 

Ce rendez-vous, organisé du 4 au 5 juillet par l’Aide à l’Église en détresse (AED) au Prieuré de Bray (Oise), se conçoit comme une rencontre autour de l’aventure, "selon une approche spirituelle et chrétienne", explique à Aleteia Matthieu Levivier, de l’AED. À l’origine de cette initiative, le programme "Témoins d’espérance", lancé en 2024, à travers lequel l’AED accompagne des jeunes partant à la rencontre de chrétiens isolés. Fort du succès de ce label, l’AED a décidé de lancer Siloë. "C’est un week-end que nous avons imaginé comme un temps à la fois de rencontre et d’inspiration. Le but est de rassembler des participants qui ont le goût de l’aventure et qui veulent en faire autre chose que de la simple performance. L’aventure se conçoit ici comme un préalable à l’engagement au service de sa foi, des autres."

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Jean-Baptiste et Hortense, partis « sur la route des cèdres » (ici au mont Sinaï) seront présents au festival

Au programme, des tables rondes avec des intervenants variés qui ont tous expérimenté l’aventure de bien des manières. Skipper, alpinistes, reporter, photojournaliste, aviateur, tous témoigneront de ce que l’aventure a changé dans leur vie. "L’objectif du festival est de favoriser la diversité des profils pour permettre à tout le monde de s’y retrouver et montrer que l’aventure est à la portée de tous. Il y aura des trentenaires, des étudiants mais aussi des pères et des mères de famille", ajoute Matthieu Levivier.

"L’esprit d’aventure, c’est pour tous les âges !"

Parmi ces intervenants, on retrouve notamment Jordane Liénard, alpiniste de 50 ans. "Je suis probablement le vétéran de cet événement", dit-elle à Aleteia avec humour. Cette mère de trois enfants est la preuve vivante que le goût pour l’aventure peut se trouver ou se retrouver plus tardivement. Ce n’est qu’après une longue carrière à l’étranger dans la communication que Jordane Liénard se lance à l'assaut des 82 plus hauts sommets des Alpes, qu’elle gravit en… deux ans et demi, faisant d’elle l’une des femmes les plus rapides à réaliser cette épreuve. "À mon retour en France après plusieurs années à Singapour, j’avais le choix entre reprendre mon activité professionnelle, ou me lancer dans mon rêve d’alpinisme", raconte-t-elle à Aleteia. La voilà devenue sportive de haut niveau à 45 ans après plusieurs heures d'entraînement quotidien. Ce qu’elle veut partager lors du festival Siloë ? "L’aventure n’a pas d’âge ! Et je veux dire aux jeunes filles que pour elles aussi, c'est possible, même en étant mères de 3, 4 ou 10 enfants : elles ont le droit de rêver et de voir loin."

Marius, 22 ans et étudiant en école d'ingénieur, est parti un mois en mission avec l’AED au Ghana, où il a enseigné le français. Une première expérience qui lui a donné envie d’en faire plus. "Je suis jeune, j’ai encore tellement de choses à faire, de nouveaux projets en tête… peut-être que ces rencontres vont semer des graines !" 

L’idée, c’est de mettre l’aventure au service de la foi chrétienne.

Pour Capucine, 20 ans et étudiante en communication, l’intérêt du festival est justement de croiser foi et engagement concret. "L’idée, c’est de mettre l’aventure au service de la foi chrétienne. Le côté aventure m’intéresse, mais le plus important pour moi, c’est de voir comment être chrétien dans un monde où ce n’est pas toujours évident, explique-t-elle. Curieuse, elle dit attendre surtout les échanges et les témoignages. La jeune fille est particulièrement sensible aux parcours de sportifs et d’aventuriers très présents sur les réseaux sociaux, qui assument publiquement leur foi. "Ce sont des personnes inspirantes parce qu’elles ne cachent pas leur foi dans des milieux très exposés."

Niels se décrit quant à lui comme un "vieux jeune de 30 ans". Ancien raider scout, il avait notamment remporté en 2017 la bourse de l’aventure chrétienne avec le projet "Étoile Au Grand Large": 20.000 km en side-car sur les pistes de Paris vers Saïgon, et s’est aussi rendu au Vatican à pied pour le jubilé des pauvres, sans argent ni téléphone. "L’aventure fait partie de ma vie, et j’ai hâte de voir comment ce mot résonne chez les autres", confie-t-il à Aleteia. Comme Capucine, le jeune homme ne "conçoit pas l’aventure sans foi chrétienne". " Pour moi, la vraie destination de l’aventure, c’est de cultiver sa foi."

Entre récits d’altitude, traversées maritimes et missions au long cours, le festival Siloë entend ainsi dessiner une même ligne de force : celle d’une aventure qui ne se réduit pas à la performance, mais qui devient chemin de sens. À travers des parcours très différents, c’est une même conviction qui se dégage chez les participants comme chez les intervenants : l’expérience du large — qu’elle soit géographique, intérieure ou spirituelle — peut ouvrir à l’autre et transformer une vie.

Pratique : 

Festival Siloë
Dates : 4 et 5 juillet 2026
Lieu : Prieuré de Bray (Oise), à ~50 km de Paris
45€ (tarif normal), 35€ (étudiants)
Pour s'inscrire, cliquez ici.

En partenariat avec l'Aide à l'église en Détresse - AED France