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Logement étudiant : des parents racontent ce qui a guidé leur choix

5 min de lecture
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Crédit : olgsera I Shutterstock

Seul ou en colocation, en foyer ou chez l’habitant, proche de l’école ou à la maison ? La recherche d’un logement pour un enfant étudiant n’est pas de tout repos et soulève de nombreuses questions. Des parents partagent leur expérience.

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"C’est maintenant, dès qu’on a les résultats de Parcoursup, qu’il faut se mettre en quête d’un logement, si on attend, il y a moins de choix", assure Anne, mère de quatre enfants, dans le Val d’Oise. Sa fille vient d’être acceptée dans une prépa scientifique à Paris. "Ma priorité, c’était qu’elle loge tout près de l’école, les étudiants peuvent y dîner puis y rester jusqu’à 21h30 pour travailler, donc la proximité était notre premier critère, sinon je n’aurais pas été tranquille !" Grâce à sa réactivité, sa fille reprendra donc à la rentrée le studio d’un ancien élève de la prépa.

Des critères différents

Christelle, mère de trois enfants et habitant Orléans, a un autre critère en tête pour son aînée : elle cherche activement une place dans un foyer de jeunes filles à Paris. "Charlotte a été prise à Assas, en droit, elle a 17 ans, j’aimerais qu’elle soit entourée et qu’elle ne se retrouve pas toute seule le soir, donc le foyer me paraît une excellente option, cela permet de tisser des amitiés solides et surtout de donner un cadre, c’est ce qu’il faut pour Charlotte." Effectivement, si vivre dans un foyer octroie moins d’indépendance que de louer son propre appartement, cette solution rassure généralement les parents qui savent leur enfant entouré, encadré, notamment lors d’une première expérience loin du domicile familial. Certains foyers sont tenus par des communautés religieuses ou des paroisses, offrant en plus une dimension spirituelle aux étudiants accueillis.

Chez Véronique, qui habite à Vichy, mère de quatre enfants dont deux étudiants, la question du logement est pensée en amont des inscriptions sur Parcoursup. "Pour mes deux aînés, nous avons toujours fait attention de demander des formations dans des villes où nous connaissions des gens, où nous avions de la famille, ou bien des internats !" Une manière de faciliter les recherches par la suite, en faisant jouer le bouche-à-oreille, et de savoir que ses enfants peuvent trouver une porte ouverte en cas de besoin.

Chez Pierre et Valérie, Lyonnais et parents de trois garçons, c’est Pierre qui s’occupe de l’orientation de ses enfants. Pas question de se priver d’une bonne école pour une question de logement ou de distance. "Notre aîné est dans une école d’ingénieur en agronomie, à Beauvais, à près de 600 bornes de Lyon, il loge sur le campus et est absolument ravi, il découvre la vie étudiante tout en gardant les pieds sur terre, cela lui fait beaucoup de bien de se gérer tout seul !" Et Valérie d’abonder : "Il rentre pour les vacances et à chaque fois, je le trouve changé, il est plus autonome, plus responsable et plus serviable !"

Des expériences douloureuses

Des expériences qui diffèrent d’une famille à l’autre. Édouard, étudiant en école d’ingénieur en banlieue parisienne, a logé lui aussi sur le campus lors de sa première année d’études. Il a détesté se retrouver seul et a décroché scolairement. "À la fin du premier trimestre, on s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas, il était tristounet quand il rentrait le week-end, repoussait toujours l’heure du départ le dimanche soir et ses notes étaient catastrophiques", confie Pauline, sa mère. "Il est revenu loger à la maison, cela lui faisait plus d’une heure de trajet mais il a retrouvé un meilleur moral, cela valait le coup, et l’année prochaine, il sera en colocation avec un ami. À 17 ans, je pense simplement qu’il n’était pas prêt."

Laurence a vécu une expérience similaire avec sa fille unique en médecine à Lille alors qu’elle et son mari habitent à Paris. "Quand elle venait le week-end, elle sauvait les apparences, au téléphone aussi, mais c’est en allant la voir chez elle, dans sa petite chambre à Lille, qu’elle m’a dit que ça n’allait pas, qu’elle n’allait plus en cours parce que c’était trop dur", raconte Laurence. Après deux semaines de repos total, la jeune étudiante a finalement repris les cours, s’est inscrite dans une chorale et a reçu des visites régulières de ses parents. La mère de la jeune fille en tire une leçon qu'elle partage avec conviction : "Il faut toujours aller rendre visite à ses enfants étudiants sur place ! C’est là que l’on peut vraiment prendre la température, voir à quoi ressemble leur vie, s’ils ont des amis…", affirme-t-elle.