Le Sénat italien a définitivement adopté le 4 juin 2026 une loi voulue par le gouvernement reconnaissant que les parents doivent être informés de l’éducation sexuelle et affective donnée à leurs enfants à l’école, et donner leur accord.
L'éducation sexuelle et affective dans les écoles italiennes sera désormais soumise au consentement parental. Le 4 juin, le Sénat italien a définitivement adopté, à 78 voix contre 38, une réforme promue par le gouvernement de Georgia Meloni. Il s'agit de la toute première réglementation nationale sur le sujet de l’éducation sexuelle et affective à l’école. Jusqu’à présent, chaque école faisait ce qu’elle voulait – dès la première année de l’école primaire – sans aucune supervision et sans obligation d'en informer les parents.
Avec cette réforme, est confirmé que toute éducation sexuelle et émotionnelle-relationnelle est interdite dans les écoles maternelles et primaires. L'éducation sexuelle et affective est désormais mise en place dans toutes les écoles secondaires d'Italie (de 11 à 19 ans). Pour cela, la loi votée prévoit que l'école devra informer les parents des activités prévues au moins sept jours à l'avance, donner le nom des experts ou organisations externes impliqués, fournir le matériel pédagogique pour une éventuelle inspection et obtenir le consentement par écrit des parents. Enfin, la loi exige la présence d'un enseignant pendant toute la durée des activités, afin de garantir et de superviser l'atteinte des objectifs pédagogiques.
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Pas de consentement pour les enseignements scolaires obligatoires
Après l'adoption de la loi au Sénat, le ministre italien de l'Éducation Giuseppe Valditara, qui a porté cette loi, a déclaré que la réforme protège ainsi les mineurs "de la confusion engendrée par la propagande de genre", et rétablit le principe constitutionnel selon lequel les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants. Côté opposition, cette loi est critiquée par les groupes d'opposition qui la qualifient d’ "obscurantiste", estimant que les parents pourraient intervenir sur le contenu des programmes scolaires comme la biologie ou la science. Interrogé sur ces craintes, le ministre a néanmoins confirmé que les activités inscrites au programme scolaire n’ont pas à obtenir de consentement spécifique. L'enseignement de la biologie, la connaissance de l'appareil reproducteur, la prévention des infections sexuellement transmissibles et l'éducation au respect et à l'empathie demeurent ainsi obligatoires, conformément aux programmes scolaires.
Si l’Italie met en avant le principe constitutionnel selon lequel les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants, ce qui induit leur consentement, en France, ce consentement n’a pas été retenu lors des débats en 2024 au Parlement sur le programme EVARS, appliqué depuis la rentrée de septembre 2025, dans tous les établissements scolaires français. Les parents sont informés en début d’année de la mise en place des trois séances règlementaires, mais ils n’ont par la suite aucune information sur le jour et le contenu des séances. Une décision politique déplorée à l’époque par l'Enseignement catholique et l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (APEL), qui regrettaient que ce programme prenne "le parti de se substituer à la responsabilité éducative des parents", alors que le code de l’Éducation reconnaît que "l’État garantit le respect de l’action éducative des familles" (L111-2).
Dans une décision du 27 juin 2025, le Conseil d’État, qui a jugé le programme EVARS conforme à la volonté du Parlement, a toutefois précisé que "les établissements doivent au minimum informer chaque année les parents d’élèves des objectifs de cet enseignement, rien n’interdisant qu’ils aillent d’ailleurs au-delà de cette seule information". Plus d'informations, comme le nom de l'association intervenante par exemple, seraient effectivement les bienvenues. Le Conseil d’État a également précisé que les parents peuvent faire des demandes d’information ou des demandes d’entrevues.




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