Le pape Léon XIV a défendu ce 8 juin devant les parlementaires espagnols la "valeur fondamentale" de la vie, le rôle central des familles, de l’éducation catholique et de la liberté religieuse. Il a également appelé à une réponse au "tragique drame migratoire" qui aille "au-delà d’une quelconque lecture purement démographique ou économique".
« La liberté moderne a également été préparée par un long processus d’éveil des consciences, profondément marqué par la tradition chrétienne », a déclaré Léon XIV aux Cortes de Madrid, devant les parlementaires espagnols, ce 8 juin 2026, troisième jour de son voyage en Espagne. Dans un discours très applaudi rappelant les grandes heures de l’Espagne catholique, le pape a défendu la « valeur fondamentale » de la vie, le secret de la confession, le rôle central des familles, de l’éducation catholique et de la liberté religieuse et a appelé à une réponse au « tragique drame migratoire » qui aille « au-delà d’une quelconque lecture purement démographique ou économique ». Face à la « profonde crise spirituelle et culturelle » que traverse le monde, il a plaidé pour un « renouveau moral » de la politique.
Dans la matinée, le Pape a célébré la messe à la nonciature, où il a ensuite reçu en audience privée le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, pendant une vingtaine de minutes. Il a ensuite gagné en voiture le Palacio de las Cortes, siège de l’organe législatif espagnol, où il était attendu pour prononcer le premier discours de sa journée devant le Congrès des députés, chambre basse du système bicaméral espagnol qui comporte aussi une chambre haute, le Sénat. Le bâtiment néoclassique a été construit sur l’église d’un ancien couvent détruit au XIXe siècle. Le Pape y a été accueilli par les présidents du Congrès et du Sénat, respectivement Francina Armengol et Pedro Rollán Ojeda.













