C'est une scène pour le moins inhabituelle qui a marqué le premier match de la finale NBA. Le 3 juin, lors de la rencontre entre les San Antonio Spurs et les New York Knicks, des religieuses vêtues de leur habit blanc et portant des maillots des Spurs ont béni Victor Wembanyama, le temps d’une courte prière. La séquence, diffusée par la NBA, est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. Pour cause, ces religieuses, membres des sœurs salésiennes de Saint-Jean-Bosco, sont devenues de véritables mascottes des play-offs. Leur soutien enthousiaste aux Spurs leur a valu une notoriété nationale, au point d'être surnommées les "Spurs Nuns" par les médias américains. Le prodige français du basket-ball n'est d'ailleurs pas le premier joueur à recevoir leur bénédiction : quelques jours plus tôt, elles avaient déjà attiré l'attention en bénissant le joueur intérieur Luke Kornet lors de la finale de conférence Est.
Pour autant, les religieuses assurent qu'elles ne prient pas pour la victoire de leur équipe. Comme l'a expliqué sœur Margaret Natal au San Antonio Express News en début de saison : "Nous prions pour eux, et ce n'est pas pour qu'ils gagnent, vous savez. C'est une question de fair-play, qu'ils se souviennent de qui ils sont, qu'ils sont des modèles. Nous prions pour qu'ils jouent de leur mieux et qu'ils comprennent leurs responsabilités." Leur démarche vise donc avant tout à encourager le fair-play, l'humilité et le sens des responsabilités chez les joueurs.
Si la bénédiction n'a toutefois pas suffi à offrir la victoire aux Spurs, San Antonio s'ayant incliné 105 à 95 face aux Knicks, qui ont pris l'avantage 1-0 dans la série, Victor Wembanyama ne s’est pas laissé abattre, promettant de faire mieux la prochaine fois. Une belle manière de rebondir après cette défaite et de continuer à faire vivre l'espérance pour ce jeune joueur de 22 ans qui bénéficie désormais d’un soutien spirituel aussi discret que fidèle.









