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Les naissances continuent de chuter en France, le Pape s’inquiète pour l’Europe

3 min de lecture
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Crédit : morrowlight I Shutterstock

Les dernières données de l’Insee confirment la baisse continue des naissances en France. En avril 2026, la natalité poursuit son recul, dans le sillage d’une tendance observée depuis plusieurs années à l’échelle européenne. Un phénomène qui préoccupe Léon XIV, qui a récemment fait part de ses inquiétudes face au vieillissement du "Vieux continent".

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Mois après mois, le baromètre des naissances de l’Insee entérine la chute des naissances amorcée depuis une quinzaine d'années. Les statistiques du mois d’avril ont été publiées ce jeudi 4 juin et confirment la dégringolade de la natalité française. En avril 2026, 50.727 enfants ont vu le jour. C’est 1,9 % de moins qu’en avril 2025. Un pourcentage équivalent à la chute observée sur l’année : en cumul de janvier à avril, le nombre de naissances baisse de 1,8 % en 2026 par rapport à 2025. 

Pour rappel, l’année 2025 avait déjà été marquée par un point de bascule : pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, le solde naturel en France était négatif, s'établissant à ‑6.000. Un écart qui risque de se creuser encore en 2026 si la chute des naissances se poursuit.

Léon XIV plaide pour un nouveau printemps de la famille

Les statistiques démographiques ne doivent jamais être considérées comme de simples données abstraites, puisqu’elles "parlent de paternité, de maternité et d’enfants", a souligné le pape Léon XIV le 25 mai dernier alors qu’il recevait les membres de l’intergroupe du Parlement européen sur la démographie.

Le Pape s’est vivement inquiété du vieillissement de la population en Europe. Reprenant la formule du pape François estimant que l’Europe était devenue "le "vieux continent", non plus à cause de sa glorieuse histoire, mais à cause de son âge avancé", Léon XIV a présenté la crise démographique européenne comme une urgence politique, sociale et spirituelle majeure.

Il a frontalement critiqué les contradictions des politiques publiques européennes, accusant certaines mesures se prétendant favorables à la famille de "promouvoir simultanément une discrimination contre la maternité" par le fait d’"exalter l’avortement comme un droit". De telles orientations en viennent ainsi à "miner le fondement même du désir de fonder une famille", a averti Léon XIV avec fermeté. Martelant que "les enfants sont l’avenir", il a regretté que le développement des sociétés européennes soit aujourd’hui compromis par l’absence d’une véritable "solidarité entre les générations".

"Seul un nouveau printemps de la famille peut transformer le froid hivernal de nos populations vieillissante."

Il a aussi établi un lien direct entre le déclin démographique et ce qu’il décrit comme un éloignement progressif des racines chrétiennes de l’Europe. Selon lui, "le rejet de l’inspiration chrétienne des pères fondateurs des institutions de l’Union européenne" a conduit à "une période de stérilité", qui n’est pas uniquement biologique ou démographique. Léon XIV s’est ainsi attristé d’un certain déracinement spirituel et intellectuel, affirmant que de nombreux jeunes ont été privés "des outils matériels et culturels nécessaires pour affronter l’avenir".

"Seul un nouveau printemps de la famille peut transformer le froid hivernal de nos populations vieillissantes", a affirmé le Pape. Léon XIV a ainsi souligné que la sortie de la crise démographique européenne dépend avant tout d’un renouveau culturel et familial centré sur la dignité humaine, la natalité et la transmission entre générations.