Alors que le développement de l’intelligence artificielle (IA) bouleverse les savoirs, une question devient centrale : que signifie encore former un jeune aujourd'hui ? Si le pape Léon XIV donne des clés de réflexion via la publication le 25 mai de son encyclique Magnifica Humanitas, Jacques de Chateauvieux et l’équipe de l’EMD ont engagé une profonde réflexion qui conduit à une révolution pédagogique dès la rentrée 2026.
En effet, le défi aujourd’hui n’est plus seulement de transmettre des connaissances puisque l’IA peut produire des réponses, rédiger des synthèses et automatiser une partie croissante des tâches intellectuelles. Cependant, aucune machine ne remplacera le discernement, la responsabilité, le courage, la confiance intérieure ou encore la capacité de servir les autres. C’est pourquoi, partant de ce constat, il est incontournable de passer d’une pédagogie de la transmission à une pédagogie du potentiel.
Faire grandir
"L'enjeu est de former des jeunes capables non seulement de réussir, mais de tenir debout dans un monde instable", explique à Aleteia Jacques de Chateauvieux, le co-fondateur de l’EMD Business School. "Des jeunes capables de comprendre le monde, de se connaître eux-mêmes, de maîtriser les outils - y compris l’intelligence artificielle - sans jamais perdre leur humanité. Des jeunes qui vont ainsi construire leur confiance en eux." Le chef d’entreprise constate que "les jeunes qui arrivent aujourd’hui dans l’enseignement supérieur ne sont ni moins intelligents ni moins capables que les générations précédentes. Ils sont simplement façonnés par un monde d’accélération permanente, d'hyper connexion, d’incertitude et de comparaison continue. Beaucoup paraissent autonomes, mais doutent profondément d’eux-mêmes."
L’EMD Business School va appliquer la nouvelle pédagogie du potentiel dès la rentrée 2026, avec pour objectif de faire grandir la confiance en soi. Cette pédagogie du potentiel repose sur trois piliers qui entraine une refonte du Programme Grande Ecole : la connaissance de soi, la compréhension du monde et la maîtrise des fondamentaux des sciences des organisations.
Le monde qui vient n’aura pas seulement besoin de compétences, il aura besoin de personnes capables de tenir debout.
Car la confiance en soi ne se décrète pas. Elle se construit par l’expérience, la responsabilité et la découverte progressive de ses capacités. "L’enseignant n’est plus seulement un transmetteur de savoirs, il devient stratège de situations en créant des contextes d’apprentissage réels, en responsabilisant progressivement l’élève, en le poussant à défendre une position et à travailler en équipe, en l’incitant à faire face à l’incertitude et à apprendre de ses erreurs."
Un ancrage humaniste et chrétien
Depuis sa création par des chefs d’entreprise il y a cinquante ans, l’EMD Business School porte une vision profondément humaniste de la formation des étudiants. L’ancrage chrétien de l’école participe pleinement de cette vision anthropologique. Chaque personne possède une dignité propre, un potentiel unique et une vocation qui dépasse la seule réussite individuelle. La présence d’une chapelle au cœur du campus exprime cette conviction que l’éducation concerne tout l’être humain.
"Le monde qui vient n’aura pas seulement besoin de compétences, il aura besoin de personnes capables de tenir debout", telle est la certitude de l’EMD, forte de sa devise “Grandir pour servir”.
Pratique :
En partenariat avec l'EMD Business School - Ecole de commerce et management







![[REPORTAGE] À la Sagrada Familia, Léon XIV choisit la porte des plus petits](https://wp.fr.aleteia.org/wp-content/uploads/sites/6/2026/06/pope-leo-xiv-holy-mass-basilica-sagrada-familia-jesus-christ-tower-barcelona-afp-000_B6NL6LY.jpg?resize=75,75&q=25)


