"Prenons soin de nos relations !", lance le pape Léon XIV dans sa première encyclique Magnifica Humanitas publiée ce 25 mai et consacrée aux défis de l'ère numérique. "La culture numérique multiplie les connexions et offre de nouvelles possibilités de rencontre ; pourtant, le cœur humain conserve un besoin irremplaçable de proximité", souligne le Pape, tout en partageant des manières très concrètes de "préserver les lieux où la présence physique reste déterminante" : "la table partagée", "la communauté chrétienne", "la visite à ceux qui sont seuls", "le service aux pauvres"...
Dans une société marquée, de manière paradoxale, par l’isolement et l’hyperconnexion, maintenir le lien social est bel et bien un véritable enjeu. Pour la sociologue américaine Kasley Killam, formée à Harvard, la "santé sociale" mérite autant d’attention que la santé physique ou psychologique. Car selon elle, l'amélioration du bien-être passe par le biais du lien social. Dans son ouvrage "L'art et la science du lien social : pourquoi la santé sociale est la clé d'une vie plus longue, plus saine et plus heureuse" (2024), elle prône une méthode simple, baptisée la règle du 5-3-1, pour maintenir les liens.
Sa règle du 5-3-1 repose sur trois habitudes concrètes :
Trois : chaque mois, vivre au moins trois échanges profonds et en vérité avec des proches, des conversations sincères où l’on peut être soi et écouté.
Un : chaque jour, consacrer environ une heure à des interactions sociales, même simples ou fragmentées.
La règle du 5-3-1 invite à mettre la rencontre et une présence de qualité au cœur de ses priorités. Elle s’inspire en ce sens d’une intuition profondément chrétienne : l’homme est fait pour aimer et grandit dans la relation à l’autre.









