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À Tours, le diocèse dénonce la suppression de postes d’aumôniers à l’hôpital

CHRU Tours - Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours

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Cécile Séveirac - publié le 19/05/26
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La suppression annoncée de quatre postes d’aumôniers catholiques au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours suscite l’inquiétude du diocèse, qui a dénoncé le 18 mai une décision prise sans concertation et aux conséquences importantes pour l’accompagnement spirituel des patients. Justifiée par des contraintes budgétaires, cette mesure relance le débat sur la place essentielle des aumôneries à l’hôpital, notamment auprès des personnes en fin de vie ou en situation d’urgence.

Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours s'apprête à supprimer quatre postes salariés d'aumôniers catholiques, a annoncé ce lundi 18 mai le diocèse de Tours. Cette mesure, notifiée le 15 avril au diocèse, est motivée par des raisons budgétaires, explique le diocèse, qui fait néanmoins part de son incompréhension face à une décision "prise sans concertation, au détriment des patients dont l'accompagnement, 24h sur 24h, 7 jours sur 7, par ces aumôniers, ne sera plus possible, en particulier lors des appels pour urgences vitales".

De son côté, la direction de l'hôpital maintient sa décision en expliquant son "incapacité à financer cette fonction [d'aumônier] sur ses fonds propres", en raison de "départs à la retraite à venir en 2026 et 2027", selon France 3, et assure se "tenir à la disposition du diocèse pour poursuivre ces échanges et continuer à garantir, comme il le fait avec l'ensemble des cultes, l'accompagnement des patients qui le souhaitent. Il continue par ailleurs d’assurer le financement d’un lieu de culte à disposition des patients et des aumôniers."

Les aumôniers, présence essentielle dans les hôpitaux

Si le principe de laïcité en France impose la neutralité du service public hospitalier, la loi de 1905 autorise l’organisation d’aumôneries dans certains établissements publics, comme les hôpitaux pour permettre aux patients de bénéficier d'un accompagnement spirituel. Ainsi, différents cultes peuvent être représentés, notamment les cultes catholique, musulman, protestant et juif.

Les aumôniers interviennent auprès des malades, sans distinction de confession, rappelle le diocèse. "Visages familiers de l'hôpital, ils assurent 8.000 visites par an au sein du CHRU" et sont "souvent les seuls interlocuteurs capables d'offrir une présence hors du temps médical", déplore le diocèse, dont les sollicitations auraient été ignorées par la direction de l'hôpital. Alors que le débat relatif à la fin de vie est plus que jamais d'actualité, une telle décision prise dans ces circonstances a de quoi interroger, note encore le diocèse. Avec les bénévoles, les aumôniers assurent souvent une présence rassurante et bienveillante auprès des malades, notamment dans les unités de soins palliatifs, mais aussi de réanimation ou de néonatalité.

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