Report du Paris Églises Tour
Contrairement à ce qui a été annoncé dans nos précédents articles, les organisateurs du Paris Églises Tour ont annoncé ce 18 mai le report de la course de 10km et de la marche de 5km initialement prévues le dimanche 31 mai. L’équipe Holy Games met tout en œuvre afin d’identifier une nouvelle date pour un potentiel report de l’événement après les vacances d'été.
"La course à pied, c’est mon défouloir", s’exclame Gabriel au téléphone. À seulement 23 ans, ce parisien est responsable de la zone de départ du Paris Églises Tour, course de dix kilomètres d’où s’élanceront 4.000 personnes depuis le parvis de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal dans le 16e arrondissement, le 31 mai 2026. Pour cette troisième édition, l'association catholique "Holy Games" propose de nouveau un parcours où se mêlent foi et effort physique, dans un esprit de joie partagée. Le départ sera donné à 8h45 pour une arrivée au pied du Sacré-Cœur avec vue panoramique sur Paris. Les dix kilomètres se concluront par la montée légendaire de la rue Lepic, un passage exigeant que Clotilde Léridez, responsable du projet chez "Holy Games", invite à vivre comme une montée spirituelle : "Dans le dernier effort, on peut vraiment s'appuyer sur la prière, sur la dimension intérieure." Un événement placé sous le signe du dépassement de soi qui s’adresse aux sportifs chevronnés comme aux débutants.
Une course qui attire largement
La course, homologuée par la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), attire autant les runners en quête de performance que les coureurs du dimanche. Gabriel, sportif émérite, pratique la course à pied depuis son adolescence. Les dix kilomètres ne représentent pas un très grand effort pour lui, mais c’est la beauté du parcours qu’il apprécie particulièrement. "Le tracé est très agréable. Même si l’on fait abstraction des églises par lesquelles on passe, c’est un bel endroit pour courir." Le Paris Églises Tour, ouvert aux coureurs de tous niveaux, permet au jeune homme d’être bien classé : "La distance n’est pas un challenge en soi. C’est le dénivelé de 140 mètres qui l’est. L’année dernière, j’ai fini neuvième."

Cette année pourtant, Gabriel ne court pas. Responsable du parvis de Sainte-Jeanne-de-Chantal, il est à la tête des cinquante bénévoles qui guideront les 4.000 participants attendus le dimanche matin. Deux sas sont prévus au départ : le premier pour les coureurs les plus expérimentés dont l’objectif est de finir la course en dessous des quarante minutes, le second pour les autres, qui représentent la majorité des participants. "Dans le monde du running, on fréquente des gens qui courent très régulièrement. Je me suis rendu compte que c’était déjà symbolique pour de nombreux coureurs de franchir la barre des dix kilomètres. Pour beaucoup, c’est un vrai défi, vu le parcours".
"Un vrai travail sur soi"
Au-delà de la dimension compétitive associée à la course, Gabriel reconnaît les nombreux bienfaits psychologiques procurés par ce sport. "Ce qui me plaît, c'est la partie mentale : quand on court, on commence un vrai travail sur soi. On se retrouve, on ne pense pas à tous ses problèmes." Le cadre du Paris Églises Tour favorise aussi la rencontre, témoigne le père Arnaud Duban, curé de l’église du Saint-Esprit dans le 12e arrondissement : "La mixité des participants est un peu le principe de l’événement. C’est une course ecclésiale, ouverte à tous. Le but est de créer des liens et d’être missionnaire. La course l’est naturellement, en passant dans les rues de Paris : tout le monde nous voit." Le père Duban est un marathonien expérimenté. Ce qui lui plaît dans ce sport ? "Le côté pratique ! Une paire de chaussures, l’horizon, et c’est parti."

Offrir son effort
Une discipline qui comporte aussi une forte dimension spirituelle. "C’est une belle opportunité pour prier. Avant de partir courir, je lis l'Évangile et médite pendant le parcours. C’est un temps de prière et d’oraison idéal qui me permet de me recentrer sur le Seigneur", confie-t-il. Le Paris Églises Tour intègre tout particulièrement cet aspect en proposant aux coureurs de porter une intention de prière pendant leur course. Ils peuvent, à l’arrivée, la déposer auprès du Saint-Sacrement exposé dans la Basilique du Sacré-Cœur. Et le père Duban de souligner : "La course permet d’offrir son effort. Il peut toujours y avoir une dimension de sacrifice. Il m’arrive d’ailleurs souvent de courir un ou deux kilomètres de plus pour une intention que je porte." À l'arrivée, les prêtres et les religieux troqueront leurs maillots pour leurs aubes afin de célébrer une messe de clôture au Sacré-Cœur.
Une course dont les participants célèbrent cette année la troisième édition et qui dit aussi le succès grandissant des événements sportifs organisés avec une dimension chrétienne. Pélé VTT, marche de nuit vers Ars, matchs de foot… Les initiatives se multiplient à travers la France et touchent de plus en plus de monde chaque année. Une alliance entre le sport et l'Église dont Mgr Gobilliard, évêque de Digne et délégué à la pastorale du sport de la Conférence des évêques de France, aime rappeler le sens profond : "L’église doit être là où sont les gens, or plus de 80% des Français pratiquent ou sont proches du sport, il est normal que nous soyons aussi sur le terrain."
Pratique :
Course 10km : départ à 8h45 de l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal (16e arrondissement)
Marche 5km : départ à 8h45 de l'église Saint-Pierre-de-Chaillot (16e arrondissement)
Messe le 30 mai à 18h30 à Sainte-Jeanne-de-Chantal avec bénédiction des dossards
Messe le 31 mai à 11h au Sacré-Coeur de Montmartre
Ensemble du parcours accessible aux PMR
En partenariat avec Holy Games







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