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[REPORTAGE] 24h… au Mont-Saint-Michel

7 min de lecture
MONT SAINT-MICHEL

Crédit : Amaustan|Wikimedia|CC BY-SA 4.0

Mont Saint-Michel vu du ciel.

Chaque trimestre, Aleteia vous emmène dans un lieu iconique. En route vers le Mont-Saint-Michel, au rythme de la Merveille.

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Au Mont-Saint-Michel, c’est le clocher du sanctuaire qui rythme le temps de la Merveille. Au cœur du village, il sonne les heures, les offices, l’angélus et même le carillon. C’est bien lui, modeste clocher érigé au XVe siècle, qui règle la vie des Montois de toujours ou d’un seul jour. En ce milieu d’après-midi, alors qu’une bruyante marée humaine remonte la grande rue sous un beau soleil, on entend distinctement ses neuf cloches. Beaucoup n’y prêtent pas attention, attirés par les magasins de souvenirs ou l’odeur des crêpes préparées sous leurs yeux. Certains relèvent avec joie son doux tintement et devinent son origine. Tous feront halte à l’entrée de l’église, ne serait-ce que pour reprendre leur souffle, devant la seule "attraction" gratuite du lieu. Ceux qui y pénètrent sont d’abord frappés par la pénombre. L’endroit est exigu. Mais leur regard est vite attiré par cette niche où trône une statue de l’archange d’au moins deux mètres de haut. Il est 15 h 30, la cloche sonne. Thérèse prie à voix basse, les yeux mi-clos, le chapelet de saint Michel. Il assure une protection pendant la vie et après la mort. Elle reste là une heure. Devant elle défilent des centaines de personnes. Elles prennent quelques secondes, parfois un peu plus, pour lire la prière à saint Michel traduite en dix langues. Certains déposent un lumignon. Près du chœur, dans une minuscule chapelle convertie en confessionnal, un prêtre de la communauté Saint-Martin ne chôme pas.

L’abbaye vide de touristes