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Agnès et Vincent, quand Dieu restaure l’amour dans l’épreuve

Agnès et Vincent

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Aline Iaschine - publié le 10/05/26
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Alors que leur couple s’enfonçait dans le silence et la souffrance, Vincent et Agnès ont fait l’expérience d’un amour renouvelé lors d’un week-end Maranatha avec la Communion Priscille et Aquila.

Mariés depuis près de 30 ans, Agnès et Vincent sont parents de quatre enfants, âgés de 20 à 28 ans. Installés près de Lille, ils ont vécu il y a quelques années, une période très difficile pour leur couple. En effet, leur équilibre de vie a été bouleversé par une épreuve : le harcèlement au travail dont Agnès était victime. 

Deux ans d’épreuve 

Tout a commencé lorsqu’Agnès reprend une activité professionnelle comme journaliste. Cette perspective semblait, au départ, prometteuse. "J’étais très heureux que ma femme reprenne un travail. Pendant un moment, elle était restée à la maison pour s’occuper des enfants et ce travail semblait vraiment une belle opportunité", raconte Vincent. 

Cependant, après quelque temps, Agnès commence à vivre une situation éprouvante dans son environnement professionnel. "Je n’ai pas voulu voir les premiers signes du burn-out", se rappelle Vincent, "Comme elle avait un travail et un bon salaire, au début, j’étais dans le déni. Je ne voulais pas voir que ma femme souffrait". 

"Pendant ces deux années, je n’avais plus accès à mon épouse. Elle était éteinte, comme morte."

Mais peu à peu, Agnès perd sa joie de vivre, sa paix intérieure et sa capacité à vivre le moment présent et fait un vrai burn-out. "Elle était harcelée au travail. Elle se sentait nulle, ne pensait qu’à ça, jour et nuit. La peur la tenaillait" se souvient-il. "Pendant ces deux années, je n’avais plus accès à mon épouse. Elle était éteinte, comme morte. Elle était enfermée dans sa caverne et nous étions comme séparés par une cascade d’eau. Il n’y avait plus de communication avec la femme que j’avais aimée". 

Face à cette situation compliquée, Vincent essaye de tenir bon et cherche refuge dans la prière. "J’ai continué à prier malgré tout. Ma femme s’était un peu éloignée de la prière. Avant, nous faisions toujours tout ensemble, nous vivions des temps spirituels à deux. Pour la première fois de ma vie, je suis parti seul, avec l’un de nos enfants, prier pour elle et déposer ce que nous vivions devant les reliques du couple Louis et Zélie Martin à Alençon", raconte-t-il. 

Dieu les a relevés 

Un jour, la sœur d’Agnès et son mari reviennent profondément transformés d’une session de la Communion Priscille et Aquila. Leur témoignage et leur enthousiasme encouragent Vincent et Agnès à s’inscrire à un week-end Maranatha, conscient de traverser une période critique. "Ce week-end est arrivé à un moment clé pour notre couple", affirme Vincent. Heureux de faire une pause dans un quotidien lourd et un peu terne, "nous attendions l’inattendu, sachant qu’avec le Seigneur, tout est possible. Jésus nous avait invités dans ce lieu et ne nous lâchait pas".

Lors de la retraite, un premier enseignement sur les noces de Cana le touche particulièrement : "Ce vin reçu le jour de notre mariage s’était tari, nous étions épuisés. Nous ne ressentions plus rien parce qu’il y avait cette douleur. Nous étions comme séparés l'un à côté de l'autre. Nous ne vivions plus d’un seul cœur, d’une seule âme, d’un seul esprit, d’une seule chair. Mais Jésus était présent le jour de notre mariage. Il est toujours présent et nous pouvons toujours lui demander de réactiver la grâce du sacrement". 

"Elle m'a dit : ‘Tu sais, tu peux t'appuyer sur moi, parce que désormais, je m'appuie sur le Seigneur’."

Lors d’un autre temps fort, les époux sont invités à se bénir mutuellement : "Nous devions dire du bien l’un de l'autre pendant une veillée, bénir l’autre et demander à Dieu sa bénédiction. Cela m'a vraiment transpercé le cœur. À ce moment-là, ma femme m'a dit une parole très forte", se souvient-il. "Elle m'a dit : ‘Tu sais, tu peux t'appuyer sur moi, parce que désormais, je m'appuie sur le Seigneur’. Comme je la sentais fragile et que je me tenais en position de combat, cette phrase m'a libéré. Je pouvais moi aussi me confier et m‘appuyer sur elle". 

"Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ"

Au cours de ce week-end, c’est aussi une parole de saint Paul qui vient percuter le cœur de Vincent : "Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle" (Ep 5, 25). Je me suis mis à pleurer. Je me suis rendu compte que c’est ce que j’avais vécu pendant ces deux années, où le Seigneur m’a demandé de me donner jusqu’au bout. Même quand je ne ressentais plus rien, j’avais choisi d’aimer Agnès, sans attendre en retour. En voulant l’aimer, fidèle à notre promesse de mariage, j’avais permis à Dieu d’agir. J’ai réalisé combien Jésus avait restauré notre amour et l’avait rendu encore plus fort qu’avant." 

En vivant ces épreuves et ces résurrections, Agnès et Vincent ont découvert la présence de Dieu dans leur vie de couple et la puissance de son intervention divine. Ils se sont rendu compte que plus ils avançaient "dans cette fidélité l’un envers l’autre, plus son amour divin se déployait". Après cette retraite, Agnès a quitté son travail et s’est reconvertie professionnellement en devenant biographe. "Tout s’est aligné et unifié dans ma vie, Dieu me dévoilant peu à peu des ressources insoupçonnées en moi et autour de moi", raconte-t-elle, avant d’ajouter : "Aujourd’hui, notre couple est redevenu notre projet de vie principal avec Dieu, ordonnant tout le reste."

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