Ce n'est plus un secret pour personne ! Léon XIV pourrait venir en France en septembre. Officiellement invité par les évêques de France et soutenu par Emmanuel Macron, le Pape devrait se rendre à Paris, à Lourdes et peut-être à Scy-Chazelle, en Moselle, où se trouvent la résidence et la tombe de Robert Schuman, l'un des pères de l'Europe déclaré vénérable en juin 2021 connu pour son engagement inlassable en faveur de la paix et de la réconciliation. Une venue encore en attente de confirmation du Saint-Siège, mais déjà porteuse d’un fort espoir pour l’Église en France, en témoignent les nombreux fidèles qui se réjouissent déjà de cette perspective.
Pour Pierre, installé à Villefranche-sur-Saône, cette visite marque une différence importante avec le précédent pontificat. "Contrairement à François qui allait à Marseille et pas en France, Léon vient en France et ça me fait plaisir. C’est important que la France soit reconnue et soutenue", confie-t-il à Aleteia. À ses yeux, le caractère officiel de cette venue permettra aussi de remettre les questions religieuses et sociétales au cœur du débat public. Même joie chez Emmanuel, qui y voit une forme de consolation : "Pour moi la venue de Léon XIV, c’est déjà la guérison d’une petite blessure. Le pape François que j’aimais tant n’avait jamais voulu venir en France. Même lorsqu’il a foulé notre sol, il ne voulait pas dire qu’il s’agissait d’une visite en France. Comme si notre pays n’était plus une priorité pour l’Église". Pour ce Parisien quarantenaire, la venue du nouveau Pape est perçue comme "la joie de se savoir aimé et compris". Si comme Pierre et Emmanuel, Guillaume se réjouit de cette visite officielle, son annonce ne l’étonne pas. "Léon XIV est pour une part d’origine française et cela sonne sans doute comme un retour à une partie de ses origines", sourit-il.
Le père Philippe Gauer, curé des paroisses du secteur du Pays Mussipontain (en Meurthe-et-Moselle), voit aussi dans ce voyage apostolique un message fort pour le monde actuel. "Si Léon XIV vient à Scy-Chazelle, cela ne m’étonnera pas", note-t-il, rappelant les premiers mots du Pape prononcés le 8 mai 2025. Pour lui, Robert Schumann demeure une figure essentielle dans le contexte géopolitique actuel : "Après la Seconde Guerre mondiale, il a su construire la paix en bâtissant l’Europe. Aujourd’hui, avec l’Ukraine, l’Afrique et le Moyen-Orient, il est urgent de retrouver les chemins de la paix et de comprendre comment la construire." Attaché à la figure de l’ancien ministre français, le prêtre lorrain y voit également un écho à l’intuition du père de l’Europe : bâtir une paix durable à travers la solidarité entre les peuples.
L’espoir d’un renouveau pour l’Église de France
Au-delà de sa portée symbolique, beaucoup voient dans cette visite un véritable souffle de renouveau spirituel. "C’est un magnifique encouragement pour les familles à garder le trésor de la foi et l’intégrité de la doctrine pour être toujours plus missionnaire", estime Guillaume. Ce Mâconnais espère également que Léon XIV pourra contribuer à apaiser certaines tensions liturgiques au sein de l’Église en France : "Le Pape veut inviter à l’unité, non pas dans un seul rite, mais en permettant à chacun de prier dans celui dans lequel il se trouve bien."
Nous attendons une vraie expérience de Pentecôte !
À Lourdes, l’attente grandit déjà. Germain et Marie-Bernadette comparent l’événement aux précédentes visites de saint Jean Paul II. "Pour nous, c’est un événement d’Église majeur. Jean Paul II avait suscité beaucoup de travail et de remise en question personnelle et en Église. C’est comme si on était entraîné dans une retraite", se souviennent les deux retraités, qui ont vécu les deux visites du pape polonais à Lourdes en 1983 et 2004, et espèrent revivre avec Léon XIV un temps spirituel tout aussi fort. "Nous attendons une vraie expérience de Pentecôte !".
Même enthousiasme chez Hélène, 40 ans, qui voit dans cette venue un coup de pouce pour le réveil spirituel actuel en France. La pétillante Boulonnaise estime par ailleurs que "dans le contexte des débats sur la fin de vie, Lourdes n’a peut-être pas été choisi au hasard par Léon XIV". Chez les plus jeunes l’attente est également réelle. Margot, 32 ans, qui a déjà eu le plaisir de voir Léon XIV lors du Jubilé des jeunes l’été 2025, confie combien ses prises de parole l’ont marquée : "Je trouve qu’il sait parler à la jeunesse et pointer du doigt les sujets importants de l’actualité." La jeune parisienne espère que la visite de Léon XIV en France "embrassera la jeunesse chrétienne" et donnera à celles et ceux qui découvrent la foi "l’envie de passer le cap en allant à l’Église".



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