separateurCreated with Sketch.

Jours fériés de mai : vous avez dit “courage” ?

ceremonie-hommage-aux-morts-pour-la-france
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Jean-Étienne Rime - publié le 05/05/26
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Le triste spectacle de ce 1er mai où la France s’est chamaillée sur le droit ou non de travailler un jour férié contraste avec le sens du 8 mai, déplore notre chroniqueur Jean-Étienne Rime. 

Ce mois de mai enchaîne les jours fériés. Le sens de l’Ascension puis de la Pentecôte n’est pas toujours connu et compris par beaucoup, on le regrette et il faut réagir. Le sens du 1er mai et du 8 mai l’est peut-être davantage et il est intéressant de constater le contraste entre ces deux journées laïques.

Courage politique

Ce 1er mai 2026 a fait l’objet de controverses : devait-on ou non laisser travailler les artisans, et notamment les boulangers et les fleuristes ? La polémique a pris une tournure qui a frôlé le ridicule. Une loi est proposée puis elle est retirée sous la pression d’un syndicat dont les adhérents sont plus fonctionnaires qu’artisans ; on accepte ensuite de fermer les yeux puis le ministre du Travail ne donne pas de consigne. Nous avons là un exemple extraordinaire d’absence totale de courage politique ! Dans la situation actuelle de notre pays qui se veut une nation de libertés, les questions essentielles de sécurité, de transport, de logement, de santé et d’éducation passeraient pour anecdotiques, le travail d’un jour férié étant à la une des préoccupations des élus ! Quel abandon. 

Ces soldats ont montré un courage sans faille, une volonté collective et un véritable idéal. Ils ont combattu pour leurs familles, pour leurs femmes, leurs enfants et pour les générations à venir dont les nôtres.

Du courage, les artisans et commerçants eux, ils en ont eu, ils ont ouvert leur atelier ou leur boutique en sachant qu’ils risquaient une amende plus salée que leurs baguettes. Du courage, les employés en ont eu, ils ont travaillé, heureux d’obtenir une rémunération plus élevée et de servir leurs clients. L’on pourrait presque souligner aussi le courage des quelques inspecteurs qui ont verbalisé sous les huées des clients et commerçants, mais un ministre « courageux » et toujours attentif à sa cote de popularité a bien souligné que l’amende ne serait pas envoyée.

À la mémoire des combattants

Cet épisode significatif de l’hyper-règlementation à la française, des influences médiatiques et syndicales, de l’abandon des priorités par des élus qui ne visent qu’une prochaine élection sans se soucier des Français, serait à peine digne d’une mauvaise comédie s’il n’était pas aussi médiocre et s’il n’était pas suivi du 8 mai.

Que ce 8 mai comme le 11 novembre soient fériés, c’est un devoir de mémoire, constitutif de l’esprit d’une nation. Se souvenir et honorer se perpétue, bien que les anciens combattants ou les témoins de la dernière guerre se fassent de plus en plus rares.

Que commémorons-nous le 8 mai ? Nous nous souvenons du courage, courage des Français qui ont résisté à l’invasion ennemie, courage des combattants civils et militaires venus de tous pays défendre la liberté au prix de leur vie, courage des politiques engagés dans la lutte pour gagner une paix mondiale au prix de tant de sacrifices. La terre de France est marquée à tout jamais par ce sang versé pour se libérer du joug des oppresseurs. Les cimetières semés autour des champs de bataille portent témoignage de l’engagement de ces hommes jeunes qui ont péri sous le feu, auxquels il faut associer la génération précédente, ceux de la Grande Guerre dont les noms sont gravés sur les monuments aux morts de toutes les communes de notre pays. Ces soldats ont montré un courage sans faille, une volonté collective et un véritable idéal. Ils ont combattu pour leurs familles, pour leurs femmes, leurs enfants et pour les générations à venir dont les nôtres.

Devoir de mémoire

Que ce 8 mai comme le 11 novembre soient fériés, c’est un devoir de mémoire, constitutif de l’esprit d’une nation. Se souvenir et honorer se perpétue, bien que les anciens combattants ou les témoins de la dernière guerre se fassent de plus en plus rares. Les enseignants transmettent et rappellent le courage de ceux qui ont défendu un idéal mais que ces conflits ont meurtri toutes les familles. Comment honorons-nous ce courage ? Comment nous souvenons-nous ce ceux qui se sont sacrifiés et qui sont morts au combat ou revenus blessés dans leur corps et dans leurs âmes ?

Le triste spectacle de ce 1er mai contraste avec le sens de ce 8 mai si proche. Certains prônent une civilisation des loisirs et du temps libre, un parti propose de multiplier les jours fériés. Tristes abandons. On laisse se dérouler une rave party à Bourges sur un terrain militaire au mépris de toute sécurité et pire, les dérives et la drogue sont justifiées : "Ces jeunes, il faut bien qu’ils fassent la fête." Quel courage ! Est-ce que nous prendrons modèle à l’avenir sur l’esprit du 1er mai ou sur celui du 8 mai ? Travailler, s’engager, donner du temps professionnel ou bénévole avec courage est libérateur. Il est grand temps de le rappeler.

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)