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La plus belle “Cène” du “Diable s’habille en Prada 2”

Meryl Streep et Anne Hathaway, dans "Le Diable s'habille en Prada 2".

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Mathilde de Robien - publié le 03/05/26
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"Le Diable s’habille en Prada 2" est sorti ce mercredi 29 avril. Une scène sublime le film : celle où les deux héroïnes se retrouvent face à la Cène de Léonard de Vinci dans le couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan.

La Cène dans la scène. Pour le plus grand plaisir des téléspectateurs. Le Diable s’habille en Prada 2 est sorti ce mercredi 29 avril dans les salles obscures, vingt ans après le premier opus. Les acteurs principaux sont les mêmes : Meryl Streep interprète toujours la détestable Miranda Priestly, la très redoutée rédactrice en chef du magazine de mode Runway, et Anne Hathaway la gentille journaliste Andy Sachs, qui a pris du galon et est devenue son adjointe. De manière encore plus spectaculaire qu’en 2006, Le Diable s’habille en Prada 2 plonge le spectateur dans l’univers effréné et impitoyable de la mode et du luxe.

Une scène hors du temps

Mais au milieu des strass et des paillettes, des sacs hors de prix et des talons hauts, se glisse une scène hors du temps. La rédaction de Runway se trouve à Milan pour un défilé de mode et visite un lieu pour organiser un dîner de gala. Ce lieu n’est autre que le réfectoire du couvent de Santa Maria delle Grazie, qui abrite l’œuvre monumentale de Léonard de Vinci : la Cène. C’est à ce moment-là du film que réside la véritable ode à la beauté. Et scène sublime : Miranda Priestly, la reine de la mode, celle qui décrète ce qui est beau et ce qui ne l’est pas, contemple la fresque de Léonard de Vinci, et s’incline devant le Christ partageant son dernier repas. Miroir de son dernier défilé ? De son dernier tour de piste ? Car entre l’inexorable déclin de la presse écrite, aussi glamour soit-elle, et les ambitions d’une jeune femme, le dernier repas du Christ semble annoncer la fin de Miranda.

La Cène originale de Léonard de Vinci, conservée à Milan.

Et c’est face à cette peinture magnifique que se déroule la scène qui contient sans doute le plus de tension dramatique. Miranda fixe le Christ, remarque tout haut qu'il est représenté sans auréole, et glisse à l’oreille de son adjointe que la raison réside probablement dans le fait que Léonard de Vinci a voulu souligner la nature humaine de Jésus, sa faillibilité, son imperfection... Judas, au milieu des disciples, n’est pas loin. Miranda parle de traîtrise. "Nous sommes tous enclins, tôt ou tard, à nous trahir les uns les autres", murmure-t-elle, énigmatique. Soupçonne-t-elle ce que son adjointe trame dans son dos ? Une "Cène" qui annonce elle aussi une résurrection. 

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