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“Je suis boulimique de la vie” : le défi fou de Bérénice avant ses 30 ans

Bérénice.

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Antoinette de la Roulière - publié le 03/05/26
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Il y a six mois, Bérénice a quitté son travail pour se lancer un défi de taille : réaliser 100 défis avant ses 30 ans. L’idée est simple : multiplier les expériences, sortir de sa zone de confort et apprendre sans cesse. Une aventure qu’elle partage sur les réseaux sociaux.

À 26 ans, Bérénice s’est donné les moyens de réaliser ses rêves les plus audacieux : traverser le Jura en autonomie, apprendre à naviguer, lancer un podcast, ou encore apprendre le tricot ! Au total, elle s’est fixé 100 défis à accomplir avant ses 30 ans. "Je suis boulimique de la vie et curieuse de tout. Il n’y a pas un sujet qui ne m’intéresse pas : je veux tout voir et tout connaître", confie-t-elle à Aleteia. Il y a six mois, elle prend une décision radicale : quitter son poste au sein d’une start-up de recyclage de biodéchets. Depuis, elle a réorganisé sa vie et repensé son quotidien. Chaque jour, elle est guide touristique à Paris et travaille trois jours par semaine dans un restaurant. Un équilibre qui lui laisse du temps pour préparer et réaliser ses défis.

Au cœur de l’aventure : se dépasser et sortir de sa zone de confort

"Quand je travaillais, je n’avais pas le temps de faire du trail et de partir à l’aventure. En quittant mon emploi, j’ai voulu me donner une chance", raconte Bérénice. D’un naturel fonceur, sa prise de décision n’a pas été difficile. Premier défi de la liste : parcourir les 80 km de la Saintélyon, du 29 au 30 novembre dernier. "C’était beaucoup de mental mais avant tout un immense plaisir". Une première victoire qui en appelle bien d’autres, et confirme son désir d’aller toujours plus loin dans l’aventure.

Bérénice lors de la Saintélyon.

Mais le défi le plus éprouvant reste sans doute la traversée de la Chartreuse : "C’était mon premier trail longue distance, avec beaucoup de dénivelé. Je l’ai terminé en 16 heures au lieu des 10 heures prévues. Je me suis rendue compte que je n’avais pas progressé autant que je le voulais et qu’on ne peut pas tout réussir en l’espace de six mois", développe cette jeune femme d’origine bretonne. Une expérience marquante, qui lui a appris autant sur ses limites que sur sa capacité à les dépasser.

"J’ai beaucoup plus appris en six mois qu’en 26 ans d’existence. J’ai notamment compris que mon pire ennemi était mon cerveau : je réfléchis trop. Mais c’est aussi mon mental qui m’aide à avancer", explique-t-elle. Car au fur et à mesure de ses défis, Bérénice apprend à mieux se connaître. En traversant le Jura en hiver et en autonomie, elle apprend la persévérance et la patience au cours d’un périple de 120 km en raquettes. Son objectif : s’habituer à l’effort dans la neige et s’entraîner pour ses prochaines expéditions. Pourtant, au bout de 48 heures, elle a cru abandonner. Parti pour être bouclé en deux jours, le parcours lui en prendra finalement quatre : "j’ai pris conscience des limites de mon corps et de mes capacités physiques. Quand on commence, on est souvent moins bon que ce qu’on imagine".

Bérénice lors de sa traversée du Jura en hiver.

Des rencontres et apprentissages qui transforment

Depuis six mois, Bérénice s’est lancée sur les réseaux sociaux pour partager la réalisation de ses 100 défis. Celui dont elle a été le plus fière ? La traversée de la France à vélo de Saint-Jean-de-Luz à Dunkerque, accomplie en 12 jours. Après avoir parcouru plus de 1 300 km, elle confie avec enthousiasme : "Ça y est, je me lance sur les réseaux sociaux. Je suis partie pour une belle aventure à l’état pur pendant quatre ans. J’ai trop hâte !".

Bérénice arrivée à Dunkerque après sa traversée de la France à vélo.

En parallèle de ses défis sportifs, Bérénice s’est aussi tournée vers de nouvelles compétences, comme l’œnologie. Elle a suivi les niveaux 1 et 2 du WSET, un organisme international dédié aux vins et spiritueux. En rencontrant une sommelière de Nancy et un vigneron d’Alsace, elle découvre la passion et la générosité de ceux qui vivent leur métier pleinement : "J’ai été touchée par la manière dont ils transmettent leur savoir et leur amour du vin. On sent qu’ils y mettent tout leur cœur". Ces échanges lui rappellent que chaque apprentissage est avant tout une rencontre, et que l’on progresse autant par les expériences que par les personnes qui les partagent.

"Ce que je recherche en faisant tous ces challenges, c’est ce moment où je pourrai me dire enfin : 'Je suis fière de moi'."

Mais elle choisit aussi de raconter des moments plus difficiles. Parmi eux, un défi en apparence simple : apprendre le tricot. Pour cela, elle s’est associée à l’association Saint-Vincent-de-Paul pour distribuer des écharpes aux sans-abri lors de maraudes. "Je pensais que ce serait facile, mais ça m’a demandé un effort énorme", reconnaît-elle. Habituée à enchaîner les défis à un rythme soutenu, Bérénice se retrouve confrontée à une autre forme d’exigence : celle de la lenteur. "J’ai dû apprendre à ralentir, à me poser et à accepter que tout ne soit pas instantané. Finalement, les choses les mieux réussies prennent du temps". Un apprentissage plus discret, mais tout aussi transformant.

En plus de tous ces défis, Bérénice a lancé sa propre marque de pyjamas, créé un podcast ou encore appris à composer des bouquets de fleurs. Pour elle, l’objectif de ces 100 défis va bien au-delà de la performance ou de la collection d’expériences. Il s’agit de se sentir accomplie : "ce que je recherche en faisant tous ces challenges, c’est ce moment où je pourrai me dire enfin : 'Je suis fière de moi' ".

Marque de pyjama de Bérénice.

Toujours en quête de nouvelles expériences, Bérénice a déjà en tête son prochain défi : tenir cinq minutes en apnée. Une nouvelle manière d’explorer ses limites, à d’ajouter une corde de plus à son arc déjà bien fourni.

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