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L’armée israélienne a procédé vendredi 1er mai à la destruction d’un couvent à Yaroun, un village du sud du Liban, a indiqué le 2 mai l’Œuvre d’Orient, qui soutient ce sanctuaire appartenant aux sœurs salvatoriennes, un ordre religieux gréco-catholique. Située dans une zone particulièrement exposée aux affrontements, cette localité, où cohabitent chrétiens et musulmans, est lourdement touchée par les bombardements depuis le début du conflit régional. Selon plusieurs sources locales, l’édifice religieux, déjà fragilisé par de précédentes frappes, a été entièrement détruit.

Le métropolite de Zahlé et de la Békaa des Grecs-catholiques melkites, Ibrahim Mikaïl Ibrahim, a dénoncé dans un communiqué un "crime de destruction", visant à la fois le monastère et l’école des Sœurs du Saint-Sauveur. "Ce qui s’est produit n’est pas une simple agression passagère, mais une violation flagrante et inacceptable de toutes les valeurs humaines et des lois internationales", a-t-il estimé, évoquant également une atteinte directe à la mission éducative et spirituelle de l’Église.
Ces faits surviennent alors qu’un cessez-le-feu de dix jours, entré en vigueur le 17 avril et prolongé jusqu’au 17 mai, est censé être respecté. Malgré cela, les frappes israéliennes se poursuivent. Vendredi, douze personnes, dont un enfant, ont été tuées dans des bombardements visant plusieurs localités du sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé, qui a indiqué que plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.









