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Un sujet qui reste sensible. En visite à Andorre depuis le 27 avril, Emmanuel Macron, en sa qualité de coprince, a appelé ce 28 avril à ce que le débat sur la dépénalisation de l'avortement "progresse" dans la principauté, seul État en Europe avec le Vatican à interdire totalement l'interruption volontaire de grossesse. "De là où je suis, sans préempter vos débats, je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu'il permette de répondre à une demande que j'entends", a-t-il déclaré dans une adresse aux Andorrans sur la Plaça del Poble à Andorre-la-Vieille. "Votre gouvernement a fait une proposition d'avancer (...). Elle va sur ce chemin" que "beaucoup réclament", a-t-il ajouté.
Une question particulièrement épineuse
En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'État français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell. Cette structure singulière de gouvernance de la principauté rend la question de l'avortement particulièrement épineuse, car toute avancée nécessite des négociations avec le Saint-Siège. La dépénalisation de l'avortement "doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun, de la tradition aussi de la principauté", a souligné Emmanuel Macron.
Prochaine dépénalisation de l'IVG ?
La principauté interdit totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG), même en cas de viol, d'inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus. Elle est passible de prison pour les femmes et les médecins qui la pratiquent, même s'il n'y a jamais eu de procès. Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, avait déclaré fin mars 2026 espérer dépénaliser l'IVG d'ici à un an sans pour autant la légaliser. Il a reconnu ce 28 avril qu'il s'agissait d'"une revendication présente dans notre société". Et d'ajouter : "Le gouvernement s'efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée (...) sans compromettre notre système politique."










