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Terre sainte : le Patriarcat latin porte plainte après des attaques de colons en Cisjordanie occupée

Le cardinal Pizzaballa lors de la procession du dimanche des Rameaux 2024 sur le mont des Oliviers.

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Hortense Leger - Daniel Esparza - publié le 27/04/26
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Le Patriarcat latin de Jérusalem a déposé une plainte officielle le 23 avril contre des incursions de colons sur ses terres situées dans le nord de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée. Lors d'une réunion avec les autorités militaires et civiles, l'Église a dénoncé des "violations flagrantes" de ses biens et exigé réparation, tout en réaffirmant son soutien aux populations locales affectées.

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Escalade de tension. Le Département des dotations du Patriarcat latin a protesté officiellement le 23 avril contre les récentes incursions de colons sur des terres appartenant à l’Église dans les zones de Tayasir et Hamam Il-Maleh du gouvernorat de Tubas, dans le nord de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée.  

"Violation flagrante des biens de l’Eglise"

Le texte fait part d’une "réunion de terrain" tenue le 23 avril entre le Patriarcat latin et les représentants "des autorités militaires et de l’administration civile", pour aborder ce que les responsables de l'Église ont décrit comme de "graves violations" affectant à la fois les résidents locaux et les biens ecclésiastiques. Le Patriarcat a déposé "une plainte officielle et documentée" détaillant "les attaques perpétrées contre les riverains et les terres du Patriarcat en plusieurs endroits".  Les autorités ont depuis lors entamé des poursuites contre les responsables et saisi les engins lourds qui auraient été utilisés lors des destructions.

Le document stipule aussi que lors de la réunion, "le Patriarcat" par l'intermédiaire de son "Département des Biens religieux", a fermement "condamné ces agissements, les qualifiant de violation flagrante des biens de l'Église". Il a également exigé la réparation immédiate de "tous les dégâts causés, la prévention de toute intrusion future dans ces zones et la mise en place d'une protection juridique pour les terres du Patriarcat". Une situation dont les représentants des autorités ont reconnu "la gravité", s’engageant à faire "supprimer" immédiatement les "empiètements" et à "poursuivre les poursuites judiciaires contre les personnes impliquées".

Le cardinal Pizzaballa renouvelle son "soutien" aux habitants de la région

Le Patriarcat a également souhaité renouveler "son soutien aux populations et aux habitants de la région", ainsi que son "engagement constant à les aider à rester fermes", à "préserver leur dignité" et à "vivre en sécurité et dans la stabilité", conformément "à la mission humanitaire de l'Église au service des peuples et des territoires". Le cardinal Pierbattista Pizzaballa , pleinement informé de la situation, a demandé aux institutions ecclésiastiques de suivre de près l'évolution de la situation et d'apporter le soutien nécessaire aux personnes touchées.

L’intervention du Patriarcat survient alors que les conflits fonciers et d’accès continuent d’affecter les communautés vulnérables de la région, où les institutions religieuses jouent souvent un rôle central tant dans le plaidoyer que dans le soutien humanitaire.

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