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Le JOMO, une réponse chrétienne au FOMO 

Femme détendue buvant du thé assise sur son canapé.

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Karen Hutch - Aline Iaschine - publié le 24/04/26
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À l’ère des notifications permanentes, le FOMO (<em>Fear of Missing Out</em>), ou la peur de rater quelque chose, pousse à vouloir tout voir et tout vivre. À l’inverse, le JOMO (<em>Joy of Missing Out</em>), ou la joie de manquer, invite à ralentir, se déconnecter et redécouvrir le goût du présent. Une autre manière d’habiter sa vie, plus apaisée, tournée vers l’essentiel.

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Dans une vie saturée de notifications et de sollicitations, beaucoup vivent sous l’emprise d’un phénomène appelé FOMO (Fear of Missing Out), autrement dit, la peur de rater quelque chose. Une invitation refusée, un événement manqué, une publication non vue… et immédiatement surgit ce sentiment diffus d’être exclu, en retard, ou "à côté" de sa propre vie. Dans un monde toujours en quête de plus d’expériences, de plus de relations, et de plus de satisfaction et d’épanouissement personnel, cette préoccupation de ne rien manquer peut être très présente.

Après la popularisation du terme FOMO sur les réseaux sociaux, est apparu en opposition le JOMO (Joy of Missing Out), c’est-à-dire la "Joie de rater quelque chose". Elle désigne le fait de volontairement se déconnecter des réseaux sociaux, de profiter du moment présent au lieu de comparer sa vie à celles des autres, de choisir le calme et le repos et de se sentir en paix avec le fait de ne pas tout faire ou tout voir. Pour les chrétiens, elle peut être aussi la joie de se déconnecter pour consacrer du temps à soi-même et à Dieu. 

Quand l'absence devient un soulagement

Dans son livre The Joy of Missing Out, le psychologue et philosophe danois Sven Brinkmann affirme : "Nous ne devrions pas avoir peur de passer à côté de quelque chose, mais plutôt profiter de la simplicité et de la sérénité qu’offre une vie humaine épanouie. Quoi que nous fassions, nous passerons toujours à côté de quelque chose ; essayer de tout faire est donc une idée absurde".

L'auteur souhaite ainsi sensibiliser ses lecteurs au fait qu'être constamment occupé ne garantit pas toujours un bonheur authentique. Il souligne par ailleurs que la peur de manquer quelque chose est liée en partie au contenu que les algorithmes proposent sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok : les nouvelles tendances de la mode, les lieux les plus en vogue, les voyages à faire, les concerts incontournables ou les expériences à vivre.

La redécouverte de son propre temps

Ce concept de Brinkmann montre qu’il y a une autre voie à l’agitation constante. Il invite à avoir le courage de garder des temps de solitude, après le travail ou le week-end pour rester chez soi et se détendre, sans se faire prendre par la culpabilité. C’est en effet précisément à ce moment-là que l’on réalise que, parfois, il est bon et nécessaire de faire une pause pour profiter d’une vie plus lente, vivre à un rythme plus tranquille et se recentrer.

À sa suite, pourquoi ne pas changer de perspective en privilégiant des activités plus tranquilles, comme lire un livre, téléphoner à cet ami dont on veut prendre des nouvelles depuis longtemps ou prendre un moment de recueillement avec Dieu… car pour l’entendre, il est nécessaire de faire taire le bruit extérieur. Le Seigneur parle dans le silence ; c'est son langage de prédilection, mais pour y être attentif, il est nécessaire d’apprendre à s’apaiser.

Ainsi, choisir le JOMO, c’est peut-être cesser de courir partout et renoncer à l’illusion de tout vivre… pour accueillir enfin ce qui est véritablement important. Il rappelle qu’au fond, la vraie joie n’est pas de ne rien manquer, mais de ne pas passer à côté de l’essentiel !

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