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Au Liban, des soldats de la Finul redonnent un visage à la statue du Christ profanée

Évêque bénissant la statue du Christ tenue par la FINUL, jeudi 23 avril.

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Laura Marchais - publié le 24/04/26
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À Debel, village maronite du sud du Liban proche de la frontière israélienne, la statue du Christ profanée par deux soldats israéliens a été remplacée par une nouvelle offerte par le contingent italien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). L’installation, révélée ce 23 avril, intervient quelques jours après la polémique et les sanctions infligées aux militaires impliqués.

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Le Christ se relève à Debel. Dans ce village du sud du Liban, la statue de Jésus profanée dimanche 19 avril par deux soldats israéliens a retrouvé sa place d’origine ce jeudi 23 avril, grâce à l’initiative de soldats italiens de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Offerte par ce contingent engagé de longue date dans la région, la nouvelle statue a été installée, là même, où se trouvait l’ancienne, détruite lors d’un acte qui avait suscité une vague d’émotion internationale.

Ces images relayées par le média libanais Debel Alerts montrent le Christ de nouveau dressé dans ce village maronite situé près de la frontière avec Israël. L’Italie figure parmi les principaux pays contributeurs de la Finul, avec des troupes engagées dans la mission depuis son déploiement en 1978. Celle-ci est principalement active dans le sud du Liban, où elle est chargée de surveiller la ligne bleue de cessez-le-feu avec Israël et d’appuyer les forces armées libanaises.

Sur le plan politique, les réactions italiennes n’ont pas tardé. Après que le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exprimé son "indignation face aux actes de vandalisme commis contre des symboles de la foi chrétienne par les forces israéliennes" devant le Sénat, affirmant qu’il s’agissait "d’infractions intolérables qui violent la liberté religieuse et les valeurs sur lesquelles repose la coexistence civile", Giorgia Meloni a salué cette initiative comme un symbole fort. "Les images de la remise de la statue à la communauté et de son installation, à l’endroit même où se trouvait la statue détruite il y a quelques jours par un soldat de l’armée israélienne, réchauffent le cœur et constituent un puissant message d’espoir, de dialogue et de paix", a estimé la cheffe du gouvernement italien dans un communiqué ce jeudi.

Retour sur les faits

Rapidement relayées sur internet, les images du soldat israélien s’acharnant sur une statue de Jésus-Christ crucifié tombée de sa croix, ont provoqué une vive indignation. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa avait notamment dénoncé "une grave offense à la foi chrétienne".

L’armée israélienne a aussitôt reconnu la responsabilité du soldat, tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné l’acte “dans les termes les plus fermes”. Dans la foulée, les deux militaires, l’auteur des dégradations et celui ayant photographié la scène, ont été sanctionnés de 30 jours de prison ferme et exclus des opérations de combat.

L’armée israélienne avait d’abord tenté de réparer les dégâts en installant une autre croix. Une solution provisoire, remplacée par une nouvelle statue, qui se veut, au-delà de la simple réparation matérielle, un message de paix dans une région marquée par les fractures.

Dans un contexte régional toujours sous tension, cette initiative s’inscrit dans des efforts diplomatiques plus larges visant à préserver l’accalmie entre Israël et le Liban. Le président américain Donald Trump a en effet annoncé jeudi 23 avril la prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, à l’issue d’une nouvelle session de discussions à la Maison-Blanche. "Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. Se félicitant d’une réunion qui "s’est très bien déroulée", il a également exprimé son espoir de parvenir à un accord de paix d’ici la fin de l’année.  Il a par ailleurs indiqué que les États-Unis "vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah". Avant ces échanges, le Liban avait fait savoir qu’il souhaitait obtenir une prolongation d’un mois de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

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