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Quatre secrets pour maîtriser l’art de raconter une histoire

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Hélène Diethrich - publié le 23/04/26
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"Je vais vous raconter une histoire…" Nous sommes friands de récits depuis tout petits. Raconter une histoire est un art à la portée de tous, que ce soit pour conter un récit biblique ou pour vendre un produit.

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Captiver, émouvoir, convaincre… Raconter une histoire est un art qui ne s’improvise pas. Que ce soit à l’oral, à l’écrit ou sur les réseaux sociaux, certaines clés font toute la différence. Voici quatre secrets essentiels pour donner vie à vos récits et marquer durablement votre audience.

1Eveiller les cinq sens

Notre cerveau se souvient d’images. Pour présenter une histoire qui marque les esprits, une description du décor, des odeurs, des sons et de l’ambiance permet à l’auditoire d’être de plain-pied embarqué dans le récit. L’imagination a alors du terrain pour se déployer. Quand Clarisse, catéchiste, raconte à son groupe de collégiens la naissance de Moïse, elle se délecte à décrire les couleurs des bords du Nil, le vent dans les roseaux, la chaleur montante, le clapotis sur la rive, l’osier souple du panier… Elle déroule le champ lexical du fleuve, dans une série de phrases courtes.

2Soigner l’accroche, l’élément déclencheur et la résolution

Nul besoin de connaître par cœur l’histoire à raconter, mais la première et la dernière phrases sont à dire sans hésitation. La première phrase est simple et concrète. Le temps à privilégier est le présent, comme si le récit se déroulait maintenant pour les auditeurs ici présents. Pour décrire des faits révolus, l’imparfait est à privilégier, car le passé simple est difficile à manier à l’oral. 

Ensuite, le schéma narratif s’articule autour d’éléments clés : élément perturbateur entraînant un basculement et des péripéties, résolution et situation finale apaisée. Maintenir une certaine tension (désir contrarié par un obstacle, question à résoudre avec un enjeu) tient en haleine l’assistance.

3Rester libre entre le début, l’événement marquant et la fin

Si le conteur relate une histoire célèbre, il peut la personnaliser sans s’inquiéter de trahir le texte de référence. Les "storytellers" dans leur podcast adaptent leurs récits en fonction de leur public, en se demandant : Que voudrais-je faire passer aux auditeurs aujourd’hui ? Quel impact aura cette histoire sur eux ? Auparavant, ils ont repéré  les passages qu’ils aiment moins ou qui leur résistent. Ils "brodent" parfois, tout en gardant un fil conducteur. Si l’histoire est racontée devant une assemblée de spécialistes, l’utilisation de termes techniques permet de gagner en crédibilité. 

Lorsque Monique emploie un mot recherché dans une histoire pour ses quatre petits-enfants, lors d’un temps calme après le déjeuner, elle leur fait comprendre par une périphrase, sans se lancer dans une explication complète. Elle précise que se tromper de mot n’a aucune importance, car c’est son histoire et elle seule en connaît les détails. En revanche, elle évite les termes familiers, afin de rester dans l’atmosphère du récit. En cas de trou de mémoire, elle ne s’affole pas, respire et fait un temps de silence, avant de reprendre son histoire avec conviction.

4Mettre en scène

Pour garder l’attention du public, le narrateur regarde chacun dans les yeux, surtout les personnes dans les rangs du fond. S’il est debout, il veille à ne pas tanguer d’un pied sur l’autre. Il peut joindre à ses paroles des gestes et des expressions du visage, pour faire passer des émotions, tout en restant naturel.

Lors d’une présentation commerciale, Jean-Marie a souvent recours au dialogue  entre le client et le vendeur. Il se tourne alors vers la gauche quand le premier personnage prend la parole et vers la droite quand le second personnage répond. Afin d’instaurer un rythme, il fait parler directement les personnages, sans dire "celui-ci répond".

À la fin du récit, il n’en tire pas de morale ou de conclusion. Il préfère laisser infuser le texte au sein de l’auditoire.

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