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C’était il y a 193 ans. Un beau jour d’avril 1833, le jeune Frédéric Ozanam fonde avec des amis étudiants, paroissiens comme lui de l’église parisienne Saint-Étienne-du-Mont, une petite société vouée au soulagement des pauvres : la Conférence de la charité. Hasard du calendrier, le jeune lyonnais fête ce 23 avril 1833 ses vingt ans. Un anniversaire marqué par la concrétisation d’une promesse faite à Dieu quelques années plus tôt, alors qu’il n’était que collégien : "Vouer ses jours au service de la vérité". Mais d’où vient ce désir ardent de servir les plus démunis ? Peut-être de cette critique entendue de la part d’un jeune saint-simonien lors de conférences entre étudiants catholiques et athées : "Le christianisme a fait autrefois des prodiges, mais aujourd'hui, il est mort (...) Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre ?"
D’une poignée de membres à des milliers
Cette première équipe locale a pour mission d’aller à la rencontre des plus pauvres et des plus isolés pour créer une relation d’amitié et vivre la charité. Concrètement, dans un Paris marqué par la misère, ces jeunes se mettent au service des plus pauvres tout en poursuivant leur vie d’étudiant. Leur action est simple : ils pratiquent la visite à domicile à l’exemple d’une Fille de la Charité, sœur Rosalie Rendu, bien connue du quartier Mouffetard, l’un des plus pauvres de Paris. À vingt ans, le charisme de Frédéric Ozanam attire de nombreux jeunes qui s’engagent à sa suite. Pour organiser leurs actions, ils se répartissent dans différentes "Conférences de Charité" et se placent sous la protection de saint Vincent de Paul. Une démarche qui prend racine dans un contexte d’opposition forte entre l’Église et l’Université au cœur d’un siècle marqué par le rationalisme scientifique et la critique du christianisme. Ils sont une poignée à s’engager au départ, mais sont rapidement des milliers. Plusieurs quittent la capitale et fondent des Conférences un peu partout en France puis à l’étranger. Pour accompagner cette formidable expansion, Frédéric Ozanam et ses amis organisent ce réseau de charité qui devient la Société de Saint Vincent de Paul.
La Fondation Frédéric Ozanam : accompagner des projets solidaires
Près de deux siècles plus tard, en 2016, née la Fondation Frédéric Ozanam, abritée par la Fondation Saint Irénée qui œuvre pour le développement intégral de la personne. Son but ? Construire la charité de demain en donnant des fondations aux actions de la Société de Saint Vincent de Paul. Les aides apportées sont notamment investies dans des lieux d’accueil destinés aux personnes les plus fragiles. La Fondation s’attache à accompagner les porteurs de projets dès la phase d’incubation et apporte son expertise et ses conseils pour la structuration financière, immobilière et humaine du projet. Parmi les 70 actions financées depuis sa création, "La Salle à Manger", située dans le quartier de la Défense à Paris, reste l’une des plus marquantes. Ce restaurant social et solidaire accueille des personnes pauvres ainsi que des salariés de la Défense. Il permet également de soutenir l’Orchestre Ostinato, qui propose des ateliers musicaux pour des publics isolés, en situation de grande précarité, ou des détenus. Actuellement, la Fondation cherche à acheter et rénover des locaux présents à Challans et à Laval pour y installer des "Cafés Sourire", des lieux d’accueil chaleureux pour les plus démunis. Le but ? Proposer des activités variées, dont des temps de partage spirituel. Une Fondation qui poursuit ainsi depuis dix ans le projet voulu par Frédéric Ozanam, béatifié en 1997 par Jean Paul II : "Il faut penser comme si l'on devait quitter la terre demain, et il faut travailler comme si l'on ne devait la quitter jamais."
Pratique :
- Plus de 70 projets financés pour plus de 1 million d’euros.
- Des dons bénéficiant d’une déduction fiscale à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) possible à 75% dans la limite de 50.000 euros.
Pour faire un don à l’occasion de cet anniversaire : https://don.ssvp.fr/ffo/
En partenariat avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul











