À l’heure où s’ouvre le procès d'Agnès Lassalle, professeure assassinée par l’un de ses élèves en 2023, le climat scolaire inquiète. Ce 21 avril sur France 2, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a révélé un chiffre glaçant : 800 armes blanches ont été découvertes dans les sacs d'élèves en un an.
Trois ans après l’assassinat d’Agnès Lassalle, le procès du meurtrier de l’enseignante s’ouvre ce 21 avril devant la cour d’assises des mineurs de Pau. Le 22 février 2023, cette professeure d’espagnol de 53 ans avait été tuée lors d’un cours par un élève de 16 ans, au sein du lycée privé Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz. Le procès qui va durer quatre jours se tient à huis clos. Un événement qui n’est pas sans rappeler d’autres tentatives de meurtres survenues récemment dans des écoles, comme le 5 mars dernier, lorsqu’un élève de 13 ans a poignardé un autre adolescent à plusieurs reprises lors d'un cours dans un collège public de La Rochelle. C’est au sujet de ce climat de plus en plus angoissant pour les professeurs que s’est exprimé le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, le 21 avril sur France 2.
"800 armes blanches" retrouvés dans les sacs des élèves
Il a d’abord assuré que l’institution "se bat collectivement pour faire reculer la violence", exprimant tout son soutien à la famille d’Agnès Lassalle. Le ministre a ensuite expliqué que "20.500 contrôles" ont été effectués aux abords des établissements scolaires "en un an" et fait savoir que "800 armes blanches" dont des "couteaux et cutters" ont été retrouvés dans les sacs des élèves. Des opérations qui ont concerné, selon lui, "plusieurs centaines de milliers de lycéens et collégiens".
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"800 sur 20.000, ça fait beaucoup", a-t-il acquiescé face au présentateur, surpris du chiffre, avant d’ajouter que "tout l’enjeu" est "de multiplier les contrôles et de travailler sur l’éducation." Et de conclure : "le premier enjeu c’est que le couteau ne sorte pas de la maison. C’est de travailler avec les familles, les parents, les élèves pour bannir cette pratique inacceptable qui fait que certains jeunes aujourd’hui se promènent armés."










