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À Saurimo, le bal africain autour de Léon XIV

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Anna Kurian - publié le 20/04/26
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Chants, danses, rires, rues animées au son des percussions… ce lundi 20 avril, la ville de Saurimo a ouvert ses bras à Léon XIV dans une grande liesse. Comme partout en Angola, et avant cela au Cameroun, le Pape reçoit un accueil festif sur ce continent africain qui respire les notes de musique.  

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À son arrivée dans une maison de personnes âgées ce lundi 20 avril matin à Saurimo, une haie d’honneur attendait le Pape. Mais aucune comparaison possible avec un protocole militaire : des deux côtés de l’allée, des femmes en boubous colorés, joyeuses, fières, dansent en agitant des foulards blancs. Leur réjouissance n’a pas commencé en voyant la voiture du successeur de Pierre : déjà une heure avant, ces femmes se déhanchaient déjà en cadence, sans se lasser, en une oscillation naturelle enjouée. 

De même lorsque le Pape fait irruption dans le jardin de la résidence, on salue son entrée en chemises repassées, en tuniques dorées, en chaussures rutilantes, en foulards chatoyants. Et surtout, on scande un hymne de tout son être, les corps accompagnant le rythme des tambours. Léon XIV écoute, attend, sourit, balance sa tête lui aussi, se laissant gagner par le tempo.  

"La danse en Afrique n’est pas une manifestation extérieure superficielle, elle fait partie profondément de la culture depuis des temps immémoriaux."

C’est une scène qui se reproduit partout où le Pape passe. En Afrique, on sort ses plus beaux atours et on danse. Dans les grands rassemblements où se mêlent les voix puissantes de centaines de choristes faisant frémir la terre, c’est toute la foule qui communie à la musique, ondulant au gré des airs traditionnels. 

"La danse en Afrique n’est pas une manifestation extérieure superficielle, elle fait partie profondément de la culture depuis des temps immémoriaux, s’inscrivant dans les pratiques animistes de connexion avec la nature", explique Alberto Magnani, journaliste italien spécialiste de l’Afrique. "Il est intéressant de voir que les catholiques aussi vivent leur liturgie avec cette inculturation", ajoute-t-il. 

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Depuis que l’homme en blanc est arrivé en Afrique centrale, "c'est la fête", s’amusait Ada, dans le quartier de Kilamba dimanche. Cette habitante de Luanda constatait avec exaltation la mobilisation de ses concitoyens : "À l’aéroport, dans les rues, ici, nous sommes nombreux… cela se voit que le peuple est heureux d’accueillir le Pape !". Dans ces foules, ils sont très nombreux à arborer sur leurs tuniques ou sur leurs casquettes l’effigie du pontife, signe de leur attachement, comme l’exprimait cet homme qui clamait au passage de la papamobile à Douala : "C’est mon Saint-Père, c’est mon Saint-Père, il est là !". 

La joie d'accueillir le Pape

Pour recevoir le chef de l’Église catholique, l’Afrique voit grand : "Ici ce sera l’apothéose", prophétisait le jeune Desmond lors de la messe finale de Léon XIV à Yaoundé. "Regardez ce monde, les gens sont sortis de chez eux, ils se sont rassemblés par millions (SIC), ils ne seraient pas venus s’ils n’aimaient pas le Pape, ils ne seraient pas là", proclamait Patrick avec emphase. 

Comme ses prédécesseurs, Léon XIV bénéficie aussi de petits rituels populaires à la nonciature apostolique de Luanda – son lieu de résidence –, où des groupes attendent le Pape dans les chants et les balancements, à toutes ses entrées et ses sorties. Et même quand il disparaît dans l’édifice, on veille encore un peu en dansant ; les femmes bercent leurs bébés, les enfants se trémoussent, on regarde les fenêtres, juste au cas où. Parce qu’on a envie de voir le Pape, mais aussi parce que la joie et la fête font partie de l’ADN de ce continent. Tout comme, sur l’esplanade de Saurimo, on continuait à danser sous le podium bien après le départ du Pape…

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