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Un casque bleu français tué au Liban

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Clothilde Blavignac - avec AFP - publié le 19/04/26
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Un militaire français de la Finul a été tué et trois autres blessés samedi lors d’une embuscade dans le sud du Liban, a annoncé le président Emmanuel Macron, qui évoque une attaque attribuée au Hezbollah. Le sergent-chef Florian Montorio, engagé depuis 2007, a été mortellement touché par un tir direct à l’arme légère dans la région de Deir-Kifa.

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"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban." Voilà ce qu'a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X après qu'un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi, dans le sud du Liban. Cela s'est produit lors d'une embuscade contre des Casques bleus de la Finul. Dans sa déclaration, Emmanuel Macron a précisé que "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah".

Également sur X, la ministre française des Armées Catherine Vautrin a précisé l'identité du soldat tué. Il s'agissait du sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France. Sa mort est advenue dans la région de Deir-Kifa, "par un tir direct à l'arme légère". Âgé de 40 ans, ayant servi sur de nombreux théâtres d'opération depuis son engagement en 2007, il était "un militaire d'exception", a dit son chef de corps, le colonel Jérémy Akil, saluant un homme "profondément généreux et courageux". Père de deux filles, il était "au terme de son parcours militaire" et devait revenir à la vie civile "d'ici quelques mois". Il était au Liban "depuis le 20 janvier 2026 et pour une durée de 4 mois", a précisé le ministère des Armées. "Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté Mme Vautrin. Un hommage lui a également été rendu avant le coup d'envoi samedi du match de rugby Montauban-Toulon.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région, notamment en mobilisant des groupes armés alliés au Liban et en Irak. Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables", a ajouté le président Emmanuel Macron, et qu'elles "prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul". Le président libanais Joseph Aoun a condamné l'attaque contre les Casques bleus français et a promis de poursuivre les responsables.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant également que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement du Hezbollah. Forte de près de 8.200 militaires de 47 nations, dont plus de 600 Français, la Finul est régulièrement attaquée. Trois Casques bleus indonésiens ont été tués fin mars.

"Le Hezbollah nie avoir un lien avec l'incident survenu avec la Finul", a affirmé dans un communiqué le groupe islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël. Beyrouth est sous la pression de la communauté internationale pour le désarmer, alors qu'Israël mène des opérations militaires en territoire libanais contre le mouvement islamiste, entraînant destructions et déplacements de population.

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