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Le chapelet idéal pour les parents débordés

Femme priant le chapelet.

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Cerith Gardiner - Laura Marchais - publié le 19/04/26
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Laika P. Ordonez, mère de trois garçons, a partagé samedi 11 avril sur Instagram une manière inattendue de prier en utilisant les orteils de son bébé comme chapelet. Cette scène tendre a touché des centaines de milliers d’internautes, illustrant comment la prière peut s’adapter au quotidien des parents, même dans l’agitation et les imprévus.

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Il y a, dans la vie de parent, des journées où tout semble sous contrôle… et d’autres, bien plus fréquentes, où rien ne se passe comme prévu et tout se fait dans l’urgence. Qui ne s’est jamais retrouvé à oublier quelque chose d’important en quittant précipitamment son domicile, pris par le retard ? C’est précisément l’une de ces journées que vivait Laika P. Ordonez lorsque, déjà loin de chez elle avec son bébé, elle s’est rendue compte qu’elle avait oublié son chapelet. Mais au lieu de s’agacer de la situation, la mère de trois garçons a trouvé une solution aussi simple qu’émouvante. 

Portant son fils Xavi dans les bras, Laika P. Ordonez a, de manière ingénieuse, rapidement trouvé une alternative. Les grains du chapelet ? Les orteils de son bébé. Sur Instagram, elle a partagé avec humour le samedi 11 avril : "J’ai oublié mon chapelet, alors ce sera un 'toesary' ". Le jeu de mots, "toesary", étant en anglais une contraction de "toes" (les orteils) et de "rosary" (le chapelet), pour désigner ce chapelet improvisé avec les petits pieds de son bébé. Une scène tendre, presque anodine, mais qui a touché plus de 591.000 internautes.

Derrière cette vidéo attendrissante se cache une réalité bien connue de nombreux parents, qui est la difficulté de maintenir une vie de prière avec un nouveau-né. Laika P. Ordonez en a elle-même témoigné à la version anglophone d’Aleteia.

"Mon bébé, qui était une ‘distraction’ dans ma vie de prière, est devenu mon moyen de prier."

"C’est assez drôle parce que j’ai eu du mal avec ma vie de prière ces derniers temps. Une amie m’a dit de simplement revenir au chapelet et de demander à la Vierge Marie de m’aider à retrouver mon chemin." "Bien sûr, c’est difficile avec un nouveau-né… alors ce jour-là, je me suis dit : d’accord, aujourd’hui je reprends mon chapelet quotidien. J’avais oublié mon chapelet, mais Marie est vraiment attentive, parce que c’est justement la ‘cause’ de mon éloignement de la prière qui m’y a ramenée", a précisé la mère de famille. "Mon bébé, qui était une ‘distraction’ dans ma vie de prière, est devenu mon moyen de prier", a-t-elle ajouté. 

Un détail vient enrichir la symbolique de cette histoire. En effet, le fils de Laika P. Ordonez, Xavi, est né le 7 octobre, jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire. Comme un clin d’œil discret, presque une mission confiée dès la naissance.

Quand la prière se réinvente

L’expérience de cette jeune mère fait écho à celle de beaucoup d’autres parents. Lorsque les enfants arrivent, la prière change. Les temps de silence se raccourcissent, les habitudes sont bouleversées, et tout semble se vivre dans l’agitation du quotidien. Des histoires comme celle de Laika P. Ordonez rappellent que la prière ne disparaît pas, elle se transforme.

Le chapelet, par nature, est une prière concrète, que l’on tient entre ses doigts, que l’on égrène au rythme du corps. Ici, ce rythme devient celui d’un nourrisson, plus fragile, plus doux, mais tout aussi réel.

À l’approche du mois de mai, traditionnellement dédié à la Vierge Marie, cette manière improvisée de prier prend une résonance particulière. Elle rappelle que la foi peut s’inscrire dans les gestes les plus simples du quotidien. Surtout, elle libère de l'exigence silencieuse qui consiste à devoir prier parfaitement. Car si la prière peut naître au détour d’un moment imparfait, porté par l’amour et un brin d’humour, alors elle est peut-être déjà exactement là où elle doit être.

Les parents le savent bien, la foi se vit au cœur du quotidien, dans le bruit comme dans la tendresse, et parfois, elle prend des formes inattendues. Après tout, ce "chapelet d’orteils" n’est peut-être pas traditionnel, mais il a tout d’une prière bien vivante.

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