Après Giorgia Meloni qui a qualifié lundi dernier d’ "inacceptables" les remarques acerbes de Donald Trump à l’encontre du pape Léon XIV, c’est au tour de Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, de prendre position. "Je ne les comprends pas et ne crois pas qu'elles soient acceptables dans la mesure où la mission du souverain pontife, est d'appeler à la paix et la fraternité en tous lieux et en toutes circonstances", a affirmé Jean-Noël Barrot sur RadioJ, une radio juive, ce dimanche 19 avril.
Pour rappel, le président américain avait posté dimanche 12 avril sur ses réseaux un message, accompagné d'une image de lui en Christ guérisseur, déclarant qu'il n’était "pas un grand fan" du pape Léon XIV, que ce dernier était "faible" face à la criminalité et "nul en politique étrangère". Un message qui faisait suite à une allocution véhémente de Léon XIV contre la guerre au Moyen-Orient prononcée le samedi 11 avril.
Le lendemain, lundi 13 avril, le pape Léon XIV avait lui-même réagi à cette attaque, affirmant ne pas avoir "l'intention d'entrer dans un débat" avec Donald Trump. "Je ne suis pas un politicien, je n'ai pas l'intention d'entrer dans un débat avec lui, le message est toujours le même : promouvoir la paix", avait déclaré le Pape aux journalistes à bord de l'avion l'amenant en Algérie.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là puisque les attaques du président américain ont été relayées et justifiées par JD Vance, le vice-président des États-Unis, dans les jours qui ont suivi. Il a exhorté le Saint-Père à "s’en tenir aux questions morales" et à "faire attention" avec les sujets de théologie. Puis le 16 avril, Donald Trump a de nouveau interpellé le Pape, en affirmant que celui-ci devait comprendre les réalités d’un "monde cruel".
Le Pape continuera "à proclamer le message de l'Evangile"
Tandis que certains observateurs ont vu dans les récentes prises de parole du Pape sur la paix au cours de son voyage en Afrique une réponse directe à Donald Trump, Léon XIV a déploré, ce samedi, que ses mots aient été perçus "comme s’[il] cherchait encore à débattre avec le président". "Ce qui ne m’intéresse pas du tout", a-t-il assuré.
Le Pape visait en particulier une interprétation de l’un de ses discours prononcé jeudi : "L’intervention que j’ai faite lors de la prière pour la paix il y a quelques jours avait été préparée deux semaines auparavant, bien avant que le président ne fasse des remarques à mon sujet", a-t-il affirmé.
"Nous poursuivons donc notre chemin, en continuant à proclamer le message de l’Évangile", a-t-il enchaîné. Léon XIV a garanti qu’il continuerait à "promouvoir la justice […] et la paix dans notre monde" à travers les textes choisis dans les liturgies durant son voyage.
Ce dimanche 19 avril, à l'issue de la messe célébrée à Kilamba, en Angola, le Pape a de nouveau encouragé les acteurs impliqués "dans la recherche d’une solution diplomatique à poursuivre les dialogues de paix", appelant également à ce que "la fin des hostilités dans tout le Moyen-Orient devienne permanente".









