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Israël ne veut pas de la France dans les négociations avec le Liban

LIBAN-MOYEN-ORIENT-AFP

Beyrouth (Liban), avril 2026.

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 15/04/26
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Les tensions diplomatiques autour du conflit israélo-libanais s’intensifient, alors que la guerre en cours depuis mars 2026 a déjà fait plus de 2.000 morts et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes au Liban. Israël accuse notamment la France de vouloir s’immiscer dans les négociations de paix.

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L'ambassadeur israélien aux États-Unis a fustigé mardi 14 avril le rôle de la France au Liban, affirmant que Paris n'avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban. S'exprimant devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter a affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien, en des termes très peu diplomatiques. Il était interrogé par un journaliste pour savoir si le gouvernement israélien avait mené un effort "concerté" pour tenir la France à l'écart de ces négociations. "Ils ne sont pas nécessaires. Ils n'ont pas d'influence positive, surtout pas au Liban", a-t-il ajouté.

Les liens historiques entre la France et le Liban

La France s'est associée mardi à dix-sept pays pour appeler le Liban et Israël à "saisir l'opportunité" de ces pourparlers de paix directs sous médiation américaine. Mais Paris, qui a des liens historiques forts avec le Liban, a aussi pressé pour inclure le front libanais dans le cessez-le-feu conclu par les États-Unis avec l'Iran, au grand dam d'Israël.

Paris avait aussi jugé "intolérables" les frappes israéliennes sur le Liban le 8 avril, qui ont fait plus de 350 morts et plus de 1.200 blessés, et s'est opposé à une offensive terrestre israélienne au Liban. Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, notamment depuis que la France a reconnu un État palestinien.

Le Liban entre deux feux

Depuis la reprise des hostilités à grande échelle en mars 2026 entre Israël et le Hezbollah, le conflit a profondément aggravé la crise au Liban. Selon les bilans consolidés des autorités libanaises et d’organisations internationales, au moins 2.000 personnes ont été tuées et plus de 6.000 blessées au 11 avril 2026, en majorité des civils . Certaines sources humanitaires estiment toutefois que le total pourrait être plus élevé si l’on inclut les victimes non identifiées sous les décombres. Par ailleurs, la guerre a provoqué un déplacement massif de population : plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, notamment dans le sud du Liban, la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth. Ces déplacements massifs, combinés à la destruction d’infrastructures essentielles, ont aggravé une situation économique et sociale déjà extrêmement fragile, faisant de cette crise l’une des plus graves crises de déplacement de population de la région depuis des décennies.

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