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À Paris, 24h de messes non-stop pour les chrétiens persécutés

Église Saint-Roch, à Paris, dans le 1e arrondissement.

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Laura Marchais - publié le 09/04/26
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Pendant 24 heures sans interruption, des fidèles vont se relayer pour porter dans la prière ceux qui ne peuvent vivre leur foi librement. À l’église Saint-Roch, dans le Ier arrondissement de Paris, une mobilisation spirituelle inédite est prévue du 10 au 11 avril. Paroissiens, communautés de différents rites et associations vont s’y succéder afin de témoigner d’une Église vivante, unie et solidaire des chrétiens persécutés à travers le monde.

Au cœur de l’église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris, une initiative spirituelle inédite se prépare. Du 10 avril 2026 à 19h30 au 11 avril à la même heure, la paroisse proposera 24 heures ininterrompues de prière et de célébration. Pendant toute une nuit et toute une journée, une vingtaine de messes se succéderont sans interruption, selon différents rites latins et orientaux, manifestant l’universalité de l’Église. En parallèle, des rencontres seront organisées avec des associations engagées auprès des communautés chrétiennes à travers le monde, tandis que les fidèles pourront également recevoir le sacrement de réconciliation grâce à une présence continue de prêtres pour les confessions. Un temps fort spirituel et solidaire, à la croisée de la liturgie, de la rencontre et de l’engagement. Interrogé par Aleteia, l’abbé Thierry Laurent, curé de Saint-Roch, éclaire le sens de cette démarche.

Aleteia : Cette initiative des 24 heures de messes est une première. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de mettre en place un tel événement ?  Père Thierry Laurent : C'est d’abord l'idée de paroissiens, qui ont eu l'idée de prier. Et comme nous avons eu la joie de célébrer 55 baptêmes à Saint-Roch, immédiatement, nous avons pensé aussi à ceux qui ne peuvent pas vivre leur baptême. Ceux qui ne peuvent pas le célébrer parce qu'ils sont dans des régions persécutées ou difficiles. C’est une sorte de solidarité dans la joie, et il ne faut oublier ceux qui n'y sont pas.

"Les rites font partie de la richesse de l'Église !"

Pourquoi avoir choisi ce format de messes continues sur 24 heures ?La première idée était 24h de prière. Et ensuite, nous nous sommes dit que chacun pouvait venir avec sa spécificité. Or, ce qu'il y a de plus spécifique dans l'Église, ce sont les rites et les communautés. Nous avons notamment des communautés haïtiennes, des communautés chinoises, qui vont célébrer la messe dans leur langue. Et nous avons également des rites différents qui vont se manifester. C'est la richesse de l'Église ! Nous voulons prier pour les chrétiens qui sont persécutés, il y en a beaucoup en Orient par exemple, eh bien il est normal qu'on puisse assister à des rites orientaux. 

Comment vont s’organiser concrètement ces 24 heures, entre la succession des messes, l’accueil des fidèles et les différents temps de prière ? Il y a une organisation qui prévoit l'accueil de tout le monde. Chacun vient avec sa communauté, mais tout le monde sera évidemment bienvenu à toutes les messes. Les personnes pourront nous faire part de leurs besoins. Nous avons une équipe de trois sacristains pendant 24h, pour être à leur service. Le programme détaillé de ces 24h de messes est disponible sur notre site internet. 

"Il nous faut être proches de ceux dont nous partageons"

Ces 24 heures sont dédiées aux chrétiens persécutés à travers le monde. Selon quels critères avez-vous choisi les communautés mises en avant  ? Nous n’avons pas choisi. C'est la liberté des enfants de Dieu. Pour tout vous dire, au début, cela a été difficile. Cela a été difficile car c'est quelque chose qui n'existait pas avant, et, dans l'Église, quand on ne l'a jamais fait auparavant, c'est louche. Donc nous avons eu du mal à nous engager. Le pape François disait : "C'est l'argument du on ne l'a jamais fait" Et ce n'est pas faux. Au début, nous avons envoyé des invitations tous azimuts. Maintenant le problème, comme les gens ont compris que cela allait marcher, c’est que tout le monde voudrait venir. Alors, nous devons leur dire "l’année prochaine". Malheureusement nous n’avons que 24h, donc nous ne pouvons pas prendre plus.

À travers cet événement, quel message souhaitez-vous adresser ? Cet évènement témoigne de la solidarité de tous les chrétiens. C'est l'Épître aux Galates chapitre 6 : "Soutenez-vous les uns les autres et d'abord ceux dont vous partagez la foi" (Ga 6,10). Donc, il nous faut être proches de ceux avec qui nous partageons la foi, et prier pour la paix que tous les chrétiens dans le monde ne connaissent pas.

Pratique :

Programme complet : www.messe24h.fr
Contact : [email protected]
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