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[VIDÉO] Regarder la Passion du Christ autrement avec la fresque de Volterra

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Mélina de Courcy - Anthony Cormy - publié le 02/04/26
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À travers une fresque saisissante de Daniele da Volterra, inspirée de Michel-Ange, quatre détails dévoilent une lecture profonde de la Passion du Christ. Entre symboles cachés, souffle de l’Esprit saint et mystère de la Résurrection, cette œuvre invite à contempler autrement le Vendredi saint. Vidéo.

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Le Vendredi saint marque la mort de Jésus sur la croix. Une scène réalisée par de nombreux peintres à travers les siècles. La fresque de Daniele da Volterra réalisée en 1545 pour l’église de la Trinité-des-Monts à Rome, sur une ébauche de son prestigieux ami, Michel Ange, en est un magnifique exemple.  Le peintre donne quatre détails pour la comprendre.

La composition d’abord. L’artiste a choisi une composition agitée pour traduire l’heure grave de la mort. Mais n’est-ce que sa mort ? Le corps du Christ ne porte pas de plaies, il est vertical prêt à se dresser, annonçant déjà la victoire de la Résurrection. Détaché de la croix, il est le centre de la scène, d’où partent les bras tendus comme les rayons qui entourent le soleil.

L'échelle le lien qui unit l'homme à Dieu

En regardant attentivement, on distingue également quatre échelles. L’échelle symbolise le lien qui unit l’homme à Dieu. Dans ce tableau, les quatre sont appuyées sur la Croix, signe que c’est par la mort et la résurrection du Christ que nous sommes sauvés. Les mouvements des drapés manifestent par ailleurs l’action du Saint-Esprit, sans que l’on sache d’où vient le vent, alors qu’un souffle puissant anime toute la scène.

Le dernier élément n’est autre que Marie, la mère de Jésus. En bas les femmes entourent Marie en pâmoison, dans la posture, dit-on, de la femme qui enfante. Marie donne une deuxième fois son fils au monde, passion du Christ et compassion de sa mère sont mis en parallèle par les deux corps abandonnés, tous deux ayant une main cachée et une main ouverte. L’artiste nous place C’est au premier plan de la scène que l’artiste place le spectateur, pour que nous regardions avec gratitude celui qui par amour a donné sa vie pour nous sauver de la mort.

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