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Abus dans l’Église : l’Inirr remplacée par le dispositif “Renaître”

2 min de lecture
abus sexuels

Crédit : Lilian Cazabet / Hans © Lucas / Hans Lucas via AFP

L'instance indépendante créée par l'Église pour écouter et indemniser les victimes de violences sexuelles (l'Inirr) voit son mandat s'arrêter le 31 août prochain. Elle sera remplacée par le dispositif local "Renaître", ont annoncé le 26 mars les évêques de France, rassemblés à Lourdes pour leur assemblée plénière annuelle.  

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Les évêques de France, réunis en assemblée plénière à Lourdes, ont voté jeudi 26 mars à une immense majorité la création d'un nouveau dispositif d'accueil, d'écoute et d'accompagnement des personnes victimes de violences sexuelles. Ce dispositif sera effectif à compter du 1er septembre 2026. Appelé "Renaître", il prend la suite de l'Instance Nationale Indépendante de Reconnaissance et de Réparation (L'Inirr) dont le mandat s'achève le 31 août prochain.

Créée en novembre 2021, l'Inirr a été chargée d’apporter une écoute, une reconnaissance, un accompagnement vers la justice, des suivis psychologiques et des réparations financières aux victimes des abus sexuels dans l’Église. Cette mission faisait suite au rapport de la Ciase, qui avait estimé à 330.000 le nombre de mineurs victimes de prêtres et de laïcs chargés du catéchisme ou de l'aumônerie, depuis les années 1950. Depuis sa création, 1.789 personnes se sont tournées vers l'Inirr, et en moyenne, les victimes ayant demandé une indemnisation ont touché un peu moins de 40.000 euros.

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Des cellules d'accueil locales et un groupe de témoins

Le nouveau dispositif "Renaître" s'articulera autour d'un réseau de proximité constitué d'une part des cellules d'accueil et d'écoute diocésaines sous la responsabilité des évêques, et d'autre part, de groupes d'accompagnants répartis sur tout le territoire national et coordonnés par une instance nationale indépendante. Celle-ci bénéficiera d’une autonomie de fonctionnement et garantira l’impartialité et les compétences des accompagnants ainsi que l’équité dans le traitement des situations.

Les évêques ont annoncé que ce nouveau dispositif fera l’objet d’audits externes réguliers et conservera le principe d'une compensation financière pour les victimes qui en feront la demande. Ce financement sera assuré par un fonds dédié par cotisation obligatoire des diocèses.