C’est une étape cruciale que s’apprête à franchir Léon XIV en se rendant à Monaco ce samedi 28 mars. Le Saint-Père officiera pour la première fois… dans un stade ! L’occasion pour lui de s’inscrire dans les pas de nombre de ses prédécesseurs. De Paul VI à Jean Paul II en passant bien sûr par le pape François, la messe célébrée dans un stade reste une tradition bien ancrée au cœur des pérégrinations papales.
16.360 places assises
Après sa rencontre avec le prince Albert II au palais princier et la communauté catholique monégasque en la cathédrale de l’Immaculée Conception, le Pape se rendra au stade Louis II pour y célébrer une messe à 15h30, devant les fidèles. Ce complexe sportif, inauguré en 1985, comprend un stade de football d’une capacité de 16.360 places assises, une piste d’athlétisme ainsi qu’un centre nautique. Le bâtiment doit son nom au prince Louis II de Monaco et accueille aujourd’hui les rencontres de l’AS Monaco, le célèbre club affilié à la Fédération française de football. Près de 15.000 fidèles y sont attendus à partir de 12h30. Après la messe, dont la durée est estimée à 1h30, le Saint-Père rentrera à Rome.
Paul VI, l’innovateur
Cette tradition papale de célébrer les messes dans des stades lors de leurs voyages apostoliques ne date pas d’hier. Et c’est Paul VI (1963-1978) qui l’inaugure le 4 octobre 1965 lors de sa venue aux Etats-Unis, première historique pour un Pape d’ailleurs, afin de prononcer un discours de paix à l’Assemblée générale des Nations Unies. Après son intervention, le "premier pape voyageur" se rend au mythique Yankee Stadium de New York pour présider une messe rassemblant plus de 90.000 fidèles, dont le sénateur Robert F. Kennedy. Un événement resté dans les mémoires et suivi par près de 100 millions de personnes devant leur poste de télévision. La machine est lancée.
Jean Paul II, "l’athlète de Dieu"

Le Pape le plus adepte des stades reste sans conteste saint Jean Paul II qui y célèbre au moins une dizaine de messes tout au long de son pontificat. Il faut dire que "l’athlète de Dieu" effectue plus de 104 voyages dans 129 pays différents. Certains stades marquent plus que d’autres : Wembley à Londres, en mai 1982, le Stade Omnisport de Bamako en 1990 mais aussi celui du Bourget, à Paris, lors de sa première visite en France en 1980. Sa messe célébrée en 1997 lors des JMJ de Paris sur l’hippodrome de Longchamp devant 750.000 jeunes reste un souvenir inoubliable pour toute une génération. Benoît XVI est plus mesuré en termes de fréquentation de grands complexes sportifs, puisqu’il ne célèbre que dans trois stades au cours de son pontificat : à Washington, à New York, devant 60.000 fidèles, mais aussi en Jordanie en 2009.
Un tifo pour François

Mais le souvenir le plus récent associant un pape et un stade est bien la messe célébrée par le pape François au Vélodrome de Marseille lors de sa visite pour la conclusion des Rencontres Méditerranéennes, le 23 septembre 2023. Une célébration hors-norme qui avait réuni plus de 57.000 fidèles venus de toute la France, marquée par le montage d’un immense tifo à l’effigie du Pape.
Une tradition qui perdure donc, puisque née d’une nécessité pratique : les stades permettent de rassembler les très grandes foules de fidèles qui se déplacent lors des voyages apostoliques des papes. Leur forme circulaire est idéale pour que les croyants puissent bien profiter des messes qui y sont célébrées. Le dernier pape à s'être rendu à Monaco était Paul III… en 1538. Il y a donc fort à parier que le stade Louis-II verra ses gradins se remplir rapidement le 28 mars prochain, pour la venue de Léon XIV.








![[VIDÉO] Les tifos, la preuve que la foi n’a pas quitté les stades](https://wp.fr.aleteia.org/wp-content/uploads/sites/6/2026/03/Tifo-Jeanne-dArc.jpg?resize=300,150&q=75)

