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La date approche à grands pas ! Quatre mois après son premier voyage apostolique en Turquie et au Liban, le pape Léon XIV est attendu ce samedi 28 mars à Monaco pour une rencontre avec les fidèles et les autorités locales. Malgré le programme chargé, et bien qu’il ne passe qu’une dizaine d’heures en Principauté, le pape fera une halte à la cathédrale de Notre-Dame-Immaculée de Monaco à 11h00, où il présidera la prière de la liturgie des Heures. Dans cette cité-État où le Catholicisme est religion officielle (Article 9), la cathédrale s’impose comme un symbole fort, profondément ancré dans l’histoire de la Principauté. Elle représente le “symbole d’un attachement fort à nos racines et à notre foi chrétienne”, affirme le prince Albert II.

Datée du début du XXe siècle et d’inspiration romano-byzantine, la cathédrale de Notre-Dame-Immaculée s’élève sur les ruines de l’ancienne église Saint-Nicolas. Dès le XIIIe siècle, l’église Saint-Nicolas est construite sur le Rocher et devient le principal lieu de culte des Monégasques. En 1874, elle est démolie sur décision du prince Charles III, qui souhaite ériger à sa place un édifice plus ambitieux. L’actuelle cathédrale est ainsi construite entre 1903 et 1909 sous le règne du prince Albert Iᵉʳ, avant d’être consacrée en 1911 sous le nom de Notre-Dame-Immaculée.
À ne pas manquer dans la cathédrale
D’une blancheur éclatante, la cathédrale se distingue par son architecture imposante avec sa façade massive. À l’intérieur, Notre-Dame-Immaculée de Monaco révèle des trésors artistiques remarquables qui témoignent de son passé. Deux mosaïques illustrent les origines de l’édifice. La première, contemporaine et dédiée à saint Nicolas, renvoie à l’ancienne église, à l’emplacement de laquelle a été bâtie la cathédrale. La seconde surplombe le chœur et met en valeur la figure de la Vierge Marie. Cette mosaïque souligne ainsi que, malgré l’usage encore fréquent du nom “Saint-Nicolas” par les locaux, la cathédrale est consacrée à Notre-Dame-Immaculée.
Parmi les pièces notables figurent également un trône épiscopal en marbre blanc de Carrare et plusieurs retables dédiés notamment à saint Nicolas, à sainte Dévote ou encore à saint Roch. De plus, les vitraux de la cathédrale, réalisés eux aussi dans le style romano-byzantin, baignent l’intérieur d’une lumière tamisée et colorée. Les vitraux des hautes fenêtres de la nef représentent des figures féminines de l’Ancien Testament, tandis que ceux des bas-côtés retracent des scènes de la vie du Christ et de la Vierge Marie.
Les trois chapelles méritent aussi le détour. Celle des reliques de sainte Dévote, patronne de la famille princière, de la Principauté et du diocèse, rappelle l’enracinement spirituel de Monaco. La chapelle Saint-Roman honore ce pâtre et soldat martyr, protecteur de la Principauté, tandis que la chapelle du Saint-Sacrement, plus sobre, accueille les sépultures des évêques et archevêques de Monaco.

La cathédrale est aussi, et surtout, célèbre pour la nécropole de la famille princière des Grimaldi. Dans le déambulatoire reposent la plupart des souverains monégasques, parmi lesquels le prince Rainier III et son épouse, la princesse Grace Kelly, unis en ces lieux en 1956. Ce lien intime entre la foi, l’histoire dynastique et la vie du pays confère à l’édifice une dimension unique. La cathédrale de Notre-Dame-Immaculée de Monaco constitue ainsi l’un des repères de l’identité monégasque. Symbole d’une volonté d’affirmation de Monaco comme État souverain, elle demeure un lieu de mémoire et de rassemblement.









