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"Priez sans cesse et ne vous découragez pas" (Luc 18, 1). Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a officialisé le 23 mars l’annulation de la procession du dimanche des Rameaux qui se déroule traditionnellement du mont des Oliviers jusqu’à Jérusalem, en raison des restrictions imposées par le conflit en cours. "Elle sera remplacée par un moment de prière pour la ville de Jérusalem, dans un lieu qui sera déterminé ultérieurement", précise la déclaration. La lettre mentionne également le report de la messe chrismale, qui devait se tenir le Jeudi Saint en la basilique du Saint-Sépulcre, "à une date ultérieure, dès que la situation le permettra". Ces annulations succèdent à celles du traditionnel pèlerinage du carême à Jérusalem, avec les célébrations solennelles au Saint-Sépulcre et aux Lieux Saints de la Passion.
"Dialogue constant avec les autorités compétentes"
Évoquant "les restrictions imposées par le conflit et les événements de ces derniers jours" qui "ne laissent présager aucune amélioration imminente", le patriarche a mentionné le maintien d’un "dialogue constant avec les autorités compétentes" et "avec les autres Églises chrétiennes". Il a aussi expliqué réfléchir à des modalités de célébration de Pâques, précisant qu’il est impossible de donner des "indications définitives" pour les jours à venir. Les églises du diocèse restent cependant ouvertes et les curés et les prêtres sont appelés à faire tout leur possible "pour encourager la prière et la participation des fidèles aux célébrations pascales".
Journée de prière pour la paix
Le cardinal a ensuite largement appelé à la prière des familles et des communautés religieuses en proposant une "journée spéciale" de récitation du Rosaire le 28 mars prochain, "pour implorer le don de la paix et de sérénité" et "unir spirituellement les chrétiens", tout en restant chez soi. "Nous aspirons à la paix, avant tout pour nos cœurs troublés. Seule la prière peut nous l'apporter", a-t-il complété.
Le patriarche a achevé sa lettre par un appel à garder l’espérance : "Pâques, que nous célébrons au nom de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ, nous rappelle qu'aucune obscurité, pas même celle de la guerre, ne peut avoir le dernier mot." Et de conclure : "Le tombeau vide est le sceau de la victoire de la vie sur la haine, et de la miséricorde sur le péché. Laissons cette certitude éclairer nos pas et nourrir notre espérance".










