Depuis 12 semaines, Victoire, étudiante en droit à Paris, s’entraîne tous les jours pour le Marathon de Rome qui a eu lieu ce dimanche 22 mars au matin. Il s’agit de son premier marathon, qu’elle a couru en 4h15. Une performance dont elle est assez fière. "Cela aurait pu être mieux mais pour une première, je suis contente", confie-t-elle à Aleteia.

La veille, elle a assisté à la messe pour les sportifs à la basilique Santa Maria in Aracoeli, présidée par le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger, qui a lui aussi parcouru les 42 kilomètres officiels avec une petite délégation venue d'Algérie. Dans son homélie, le cardinal a établi un parallèle entre la patience du Seigneur envers l’humanité et celle de chacun de nous avec son propre corps, invitant à "tout donner", aussi bien dans le sport que dans l’exercice de la charité : "Écouter son corps est une école de patience, tout comme le Seigneur est patient avec chacun de nous. Il ne demande pas plus de ce que nous pouvons donner, mais exige tout ce que nous pouvons donner. Réussir un marathon signifie avoir tout donné". À la fin de la messe, les fidèles ont récité la prière du marathonien et les athlètes ont été bénis.

"Il y avait une très bonne ambiance, des orchestres", raconte Victoire. "Le parcours est très beau, on est passé devant des monuments magnifiques et notamment la basilique Saint-Pierre, on voyait des prêtres et des cardinaux, Rome est tellement empreinte de religion ! Cette course est gorgée de spiritualité", confie la jeune marathonienne. Mais ce qui a le plus touché l'étudiante parisienne, c'est la diversité des coureurs. Les athlètes venaient en effet de 166 pays différents. "C'était émouvant de voir que nous venions des quatre coins du monde mais que nous étions tous unis par la course. Dans le contexte actuel, c'était un magnifique message de paix, on se dit que la paix est possible." Un message de paix que le Pape lui-même a souligné lors de l’Angélus. À l'occasion de la prière mariale, Léon XIV a salué le déroulement du Marathon de Rome et y a vu "un signe d’espérance". "Puisse le sport tracer des chemins de paix, d’inclusion sociale et de spiritualité", a souhaité Léon XIV, lui-même grand amateur de tennis.












