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À Jérusalem, il n’est plus possible de venir prier au Saint-Sépulcre

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Célébration du "feu sacré" au Saint-Sépulcre.

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Valdemar de Vaux - publié le 19/03/26
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Les bombardements d’Israël et des États-Unis en Iran, commencés le 28 février, ont aussi des répercussions dans la vie des chrétiens de Jérusalem. Pour la troisième fois seulement depuis 1948, le Saint-Sépulcre est fermé. Le lieu de la résurrection du Christ est normalement au cœur des liturgies quadragésimales et pascales.

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Le Saint-Sépulcre est fermé depuis que les États-Unis et Israël, le 28 février, ont décidé de bombarder l’Iran. Malgré l’absence de communication officielle, cette information a bien été confirmée à Aleteia. Au cœur de la Vieille ville de Jérusalem, ce lieu saint est le plus important de la chrétienté, puisqu’il abrite à la fois le Golgotha – monticule sur lequel Jésus fut crucifié – et l’Anastasis – le tombeau vide du Christ.

Pour les chrétiens hiérosolymitains, la chose est d’autant plus éprouvante qu’elle est rarissime. Depuis la création de l’État d’Israël, en 1948, la basilique n’a été fermée que deux fois avant ces jours-ci : lors de la pandémie de Covid-19, en 2020, et pendant la “guerre des 12 jours” de juin 2025. Un conflit qui opposait déjà Israël et l’Iran. 

En représailles des bombardements de l’État hébreu et des Américains, le régime des mollahs envoie des missiles dans tout le Proche-Orient, sur les bases états-uniennes surtout, et sur le territoire israélien. Et le système de défense, qui empêche la plupart des missiles d’atteindre leur cible, laisse des débris tomber un peu partout. Cette semaine, certains ont été retrouvés à proximité des lieux saints des trois religions monothéistes, au cœur de la Ville sainte.

Les célébrations pascales auront-elles lieu ?

Au Saint-Sépulcre, cependant, la vie liturgique continue. Grecs-orthodoxes, Arméniens et Franciscains latins, qui ont chacun une communauté à demeure dans la basilique, chantent les offices. Seuls quelques religieux extérieurs y participent. Les entrées solennelles du Patriarche latin, le cardinal Pizzaballa, qui ont lieu tous les samedis de carême pour les premières vêpres du dimanche ont dû être annulées. Ultime et triste inquiétude, désormais, à Jérusalem : la perspective de la Semaine sainte et de Pâques.

De la grande procession des Rameaux, qui va du mont des Oliviers au Saint-Sépulcre, à la cérémonie du feu pascal, lors de la Vigile des Grecs, les liturgies qui célèbrent le Mystère pascal sont le cœur spirituel et cultuel de Jérusalem chrétienne. Pourtant, comme ce fut le cas en 2020, il se pourrait qu’elles soient réduites à portion congrue. Contactés par Aleteia, ni le Patriarcat latin ni la Custodie de Terre sainte n’ont voulu réagir à une telle éventualité.

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