"Marcher sous les étoiles pour une nuit loin du tumulte et proche de l'Essentiel", voilà la proposition de la troisième édition de la Rando Saint Jo qui aura lieu dans la nuit du 20 au 21 mars prochain. Imaginée par des copains lyonnais en 2024, la Rando Saint Jo prend de plus en plus d’ampleur et pour cette nuit de 2026, ce sont désormais quatre routes distinctes qui sont proposées, aux alentours de Lyon, pour rejoindre au petit matin le village d’Ars. Près de 2.000 personnes sont attendues cette année, contre 1.400 en 2025 et 900 lors de la première édition, un succès qui ne se dément pas et prend au contraire beaucoup d’ampleur ! Il faut dire que le concept qui plaît tant est bien pensé : une marche d’une trentaine de kilomètres avec des torches, sous les étoiles, rythmée par des pauses revigorantes, des temps de prière, de silence et d’introspection, mais aussi des temps de rencontres et de discussions, tous les ingrédients sont réunis pour toucher tous les âges, et tous les profils.
Marcher ensemble, au cœur de la nuit et de la foi
Sur la route, en pleine nuit, vous pourrez croiser par exemple une famille nombreuse, Virginie, Florian et leurs six enfants, âgés de 18 à 3 ans, qui se lancent dans l’aventure pour la première fois. "Normalement chaque été, nous partons une semaine en famille sur les chemins de saint Jacques. Mais cette année, nous avons un empêchement alors nous nous sommes dit qu’à la place, nous allions faire cette Rando Saint Jo. On y retrouve le défi sportif, spirituel et familial de nos marches estivales, avec la nouveauté de la nuit blanche", explique à Aleteia Virginie, 43 ans. "Pour les deux plus petits, on prend le même équipement que pour saint Jacques, avec une petite carriole à pousser. Ce sont nos deux de 10 et 13 ans qui stressent le plus à cause de la nuit blanche, mais les plus grands sont très impatients et amusés de passer une nuit à marcher sans dormir", reprend la mère de famille qui se dit également "hyper motivée et impatiente". D’autant que la famille a un attachement tout particulier à saint Joseph, qu’elle prie très régulièrement "pour le choix de l’école d’un enfant, pour le travail de mon mari, et pour notre couple", ajoute Virginie qui avait choisi avec son mari la date du 19 mars pour se fiancer "il y a quelques années maintenant!".
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Sur la route pour la première fois également, César, 17 ans en classe de première. "J’ai entendu parler de la marche par des amis et par les réseaux sociaux. Nous sommes un groupe de copains à la faire ensemble, dont un de mes frères également", explique le lycéen pas du tout inquiet de passer une nuit à marcher. "Il parait que l’ambiance est extra, notamment aux pauses buffet où tout est bien organisé".

Lors d’une de ces pauses, César croisera peut-être Gregory, 49 ans, le pizzaiolo de Saint Cyr au Mont d’Or, qui s’est inscrit dans l'organisation, suite à un appel dans sa paroisse. "Quand il y a eu une annonce pour rechercher des bénévoles pour aider à la logistique de la marche, notamment lors des pauses gourmandes, je me suis tout de suite senti concerné. J’avais envie de rendre service, de rendre à la paroisse tout ce que je reçois au quotidien dans ma vie de foi grâce à elle. Et puis organiser des grands buffets et gérer des groupes, je sais faire, ça fait partie de mon job, alors je n’ai pas hésité. Je suis très heureux de voir le succès de cette marche qui prend vraiment de l’ampleur. J’aime ces rassemblements multigénérationnels, où prime l’humain et non la performance. Je vois bien que de plus en plus de gens sont en recherche spirituelle, qu’ils soient pratiquants ou pas, éloignés ou non, ils sont nombreux à venir vivre ce moment à part et je suis sûr que cela va porter beaucoup de fruits".
Pour les plus motivés, ou les retardataires, il reste encore des places, le concept sait s’adapter en souplesse pour accueillir le plus grand nombre, dans des conditions optimales, pour vivre une nuit toujours plus proche de l'Essentiel.
Pratique












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