Le Parlement écossais a rejeté le mardi 17 mars le projet de loi visant à légaliser l’aide à mourir mettant un coup d’arrêt aux ambitions des partisans de l’euthanasie, tandis que le débat se poursuit ailleurs au Royaume-Uni et en France.
À l'issue de plus de deux heures de débat, le Parlement écossais a rejeté ce 17 mars au soir un projet de loi visant à légaliser l’aide à mourir. Le texte, porté par le député libéral-démocrate Liam McArthur, a été repoussé par 69 voix contre 57, n’atteignant pas le seuil des 64 voix nécessaires à son adoption. Il prévoyait d’autoriser les adultes atteints d’une maladie en phase terminale, avec une espérance de vie estimée à moins de six mois, de demander une aide médicale à mourir. Après plus d’un an de discussions et de nombreux amendements, ses détracteurs ont dénoncé l’absence de garde-fous, redoutant que des personnes vulnérables puissent être poussées à mettre fin à leurs jours.
Le rejet de ce texte s’inscrit dans le cadre des compétences propres du Parlement écossais, qui dispose d’une autonomie en matière de santé. Cette décision sera néanmoins observée de près à Londres, où un projet similaire concernant l’Angleterre et le pays de Galles est aujourd’hui enlisé. Bien qu’adopté à la Chambre des communes, il demeure bloqué à la Chambre des lords en raison de nombreux amendements déposés, rendant improbable l’adoption du texte avant la fin de la session parlementaire.
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Ce vote marque un coup d’arrêt important pour les partisans de la légalisation de l’euthanasie en Écosse, même si ces derniers assurent que le débat se poursuivra. En l’état, la question ne pourra pas être relancée immédiatement car toute nouvelle tentative devra repartir de zéro avec un nouveau projet de loi lors d’une prochaine session parlementaire. À cela s’ajoute la tenue des élections législatives écossaises le 7 mai prochain, qui pourrait influencer la suite du dossier.
La situation en France
En France, l’Assemblée nationale a adopté le mercredi 25 février une proposition de loi controversée instaurant “un droit à l’aide à mourir”. Cette proposition a été approuvée par 299 voix contre 226. Pour mémoire, le texte instaurant le droit à l’aide à mourir avait déjà été adopté en première lecture en mai 2025 à l’Assemblée, par 305 voix contre 199, avant d’être rejeté par la chambre haute. Le texte doit désormais être examiné au Sénat début avril.












