Le cardinal Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, a été reçu par Léon XIV ce mercredi 11 mars après avoir quitté l'Iran en raison des frappes israéliennes et américaines.Et si votre lecture allait plus loin ?
Avec l’abonnement Aleteia, recevez notre magazine trimestriel, accédez à des contenus qui prennent le temps d’approfondir, et soutenez une information qui fait grandir.
Je découvre l'abonnement
Le pape Léon XIV a reçu ce 11 mars 2026 le cardinal Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, arrivé à Rome après avoir quitté l’Iran la semaine précédente. Après être resté près d'une semaine dans la capitale iranienne malgré les frappes israéliennes et américaines, le franciscain conventuel belge a finalement été évacué aux côtés du personnel de l'ambassade d'Italie.
À la tête de la minuscule communauté catholique iranienne depuis 2021, au sein d'un archidiocèse qui ne compte aucun prêtre latin, le cardinal Mathieu était présent à Téhéran le 28 février lorsque les frappes israéliennes et américaines ont commencé à frapper la ville. Il a pu quitter le pays avec l'ensemble du corps diplomatique italien, la cathédrale de la Consolata et l'archevêché se trouvant précisément sur le terrain de l'ambassade d'Italie.
Evacuation via l'Azerbaïdjan
L'évacuation, coordonnée par le ministère italien des Affaires étrangères, s'est déroulée le 5 mars dernier via l'Azerbaïdjan. Selon le média catholique belge Cathobel, le cardinal est finalement arrivé à Rome le 8 mars. Une source vaticane a également indiqué que le père indien Sebastian Febin, chargé d'affaires de la nonciature apostolique et seul représentant diplomatique du Saint-Siège en Iran en l'absence de nonce, a été rappelé à Rome pour rendre compte de la situation. Il retournera à Téhéran "dès que la situation le permettra".
Au Vatican, une source a expliqué à l'agence I.Media que la situation rencontrée par le cardinal Mathieu diffère de celles observées en Irak ou en Syrie, où les évêques sont souvent restés sur place malgré les conflits. En effet, la quasi-totalité des fidèles catholiques du diocèse étant des expatriés, la grande majorité d'entre eux ont fui le pays après le début de la guerre.