Après les actes de vandalisme survenus dans plusieurs églises parisiennes, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, a tenu à assurer mardi 10 mars les paroisses touchées de "sa prière et de sa proximité". Ces derniers jours, l'église Saint-Roch (1er arrondissement) et l'église Saint-Vincent-de-Paul (10e arrondissement), ont été la cible de vols et de dégradations volontaires.
La première, dont l'état général fait par ailleurs l'objet de vives inquiétudes après l'effondrement de blocs de pierre sur la façade, a ainsi vu l'un de ses autels vandalisé lundi 9 mars. La paroisse Saint-Vincent-de-Paul a quant à elle été victime du vol de deux reliques, l'une appartenant à saint Vincent, l'autre à sainte Thérèse de Lisieux, sans que les reliquaires n'aient été emportés. "Il est éminemment regrettable que des églises soient la cible de vols, et l’archevêque de Paris est particulièrement attentif à ce qu’elles bénéficient de la protection nécessaire", écrit Mgr Ulrich, qui invite les catholiques "à continuer d’habiter leurs églises en gardant leurs portes ouvertes, et à y témoigner paisiblement de leur foi en accueillant de grand cœur, tout particulièrement dans ce temps du Carême, ceux de nos contemporains qui désirent y trouver la paix."
Hausse des actes antichrétiens
En France, en 2025, 843 actes antichrétiens ont été recensés, soit une hausse de 9% par rapport à 2024 selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. 322 actes antichrétiens recensés entre janvier et mai 2025, soit une augmentation de 13% par rapport à la même période en 2024. Les atteintes aux biens constituent la majorité des faits, tandis que les atteintes aux personnes ont presque doublé. Face à cette réalité qui touche aussi d'autres pays européens, de nombreux acteurs appellent à mettre en place des outils pour endiguer ce phénomène. La Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (Comece) a ainsi appelé à la nomination d’un coordinateur chargé de la lutte contre la haine antichrétienne. Emmanuel Macron a quant à lui évoqué la tenue prochaine d’assises nationales dédiées aux actes antireligieux en France. Des déclarations qui n'ont pour le moment pas été suivies d'une concrétisation.









