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Catéchumène, néophyte… de quoi parle-t-on ?

2 min de lecture
Ces convertis envoyés pour nous convertir

Le carême est chaque année l’occasion de découvrir, ou de redécouvrir, des mots d’origine grecque : catéchumène et néophyte. Pour passer de l’un à l’autre, il faut être baptisé, ce qui advient la plupart du temps lors de la nuit de Pâques. Un peu de vocabulaire s'impose donc.

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Cette année, en 2026, plus de 13.000 adultes, nommés "catéchumènes", ont été baptisés en France cette année dans la nuit de Pâques . Et, tout au long du carême, ce mot de "catéchumène" ne cesse de s’imposer durant la messe, sur les feuilles paroissiales, peut-être même au-delà de l’univers ecclésial puisque leur nombre augmente d’année en année, sans compenser, toutefois, la baisse du pédobaptisme.

Le mot grec vient du participe passé du verbe katekhein. Belle et première signification : "Faire retentir aux oreilles". De là, il désigne le fait d’instruire de vive voix. Il est à l’origine du mot "catéchèse" et de ses dérivés. Et, donc, de "catéchumène", pour l’adulte (au sens large) "à qui l’on enseigne la doctrine de la foi et qui s’entraîne à pratiquer la morale chrétienne, en vue de recevoir le baptême et d’être introduit dans une communauté de fidèle" d’après le dictionnaire de l’Académie française. Plus simplement, le site de la CEF parle de "toute personne qui demande le baptême". Par l’ajout du suffixe "-at", le "catéchuménat" est l’état ou la période qui s’y réfère, normalement de deux ans.

Nouveau converti

Une fois plongé dans la mort pour ressusciter à la vie nouvelle dans le Christ, le catéchumène devient, toujours dans le jargon catholique, un "néophyte" et vit la période du "néophytat". Encore un mot grec, qui signifie "nouvellement planté". Par extension, le néophyte est le nouveau converti, qui selon la tradition porte un vêtement blanc jusqu’au deuxième dimanche de Pâques, appelé pour cette raison in albis, "en blanc". Le néophytat, qui est l’objet d’une attention de plus en plus grande en raison de la difficulté de faire persévérer les anciens catéchumènes, n’a pas de durée canonique, mais il est censé être un temps de mystagogie, c’est-à-dire de formation, de recueil des fruits du sacrement.