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Iran : “Le Saint-Siège veut éviter une radicalisation de certains groupes”

9 min de lecture
Iran : la mort d’Ali Khamenei déclenche l’escalade militaire au Moyen-Orient

Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP

Un missile tiré depuis l'Iran est intercepté par les systèmes de défense aérienne israéliens au-dessus de Jérusalem, le 28 février 2026.

Alors que le Moyen-Orient se trouve une fois plus au bord de l'embrasement après le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, François Mabille revient sur la position tenue par le Saint-Siège et les enjeux diplomatiques pour ce dernier. "Du côté du Saint-Siège, l’objectif est de faire en sorte que l’Église catholique en Iran ne disparaisse pas", explique le géopolitologue à I.Media. Entretien.

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La nouvelle guerre qui s’est ouverte ce 28 février 2026 avec les frappes israéliennes et américaines sur l’Iran, conduisant notamment à la mort du guide suprême Ali Khamenei, a bouleversé la géopolitique mondiale. Outre Israël, les pays du Golfe et désormais le Liban sont également entraînés dans un conflit régional, rejoignant le scénario de la "troisième guerre mondiale par morceaux" souvent dénoncé par le pape François.

Le Saint-Siège, qui a pris soin de ne jamais rompre les contacts avec la République islamique d’Iran depuis la révolution de 1979, se trouve dans une position particulière, appelant constamment au respect du droit international malgré tous les bouleversements de la géopolitique mondiale. François Mabille, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) et directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux, revient sur le rôle du Saint-Siège dans ce nouveau contexte. "Le Saint-Siège pratique une diplomatie normative, notamment basée sur le rappel du droit international et de la Charte des Nations unies", détaille-t-il à I.MEDIA. Entretien.