Moins de deux semaines après son arrivée à bord de la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute française Sophie Adenot s’est exprimée pour la première fois devant la presse, jeudi 26 février. Devenue la deuxième Française à rejoindre l’ISS, vingt-cinq ans après Claudie Haigneré, elle a partagé sa joie intense de contempler la Terre depuis l’orbite.
"Dès la première seconde, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau", a-t-elle confié à franceinfo et aux autres journalistes français depuis l’espace. En pleine forme, aussi bien physiquement que psychologiquement, l’astronaute de 43 ans a assuré n’avoir ressenti aucun des symptômes redoutés lors des premiers jours en apesanteur.
"La joie de voir la planète si belle !"
Toutes les conditions sont donc réunies pour profiter pleinement de la vue qui s’offre à elle. "C’est encore mieux que ce que j’ai pu espérer. La vue est absolument magnifique. La première fois que j’ai vu la Terre de là-haut, c’était une euphorie, une joie intense, comme si toutes les cellules de mon corps ressentaient cette joie de voir la planète si belle !", a-t-elle raconté, évoquant notamment la Cupola, ce module panoramique qui offre une vue à 180 degrés sur la planète. "C’est vraiment splendide. Pour tout vous avouer, on n’y va pas tous les jours, car nous sommes très occupés ici. Toutes les minutes passées à regarder la Terre sont très précieuses, elles nous emplissent de bonheur."

Si son quotidien d’ingénieure et ancienne pilote d’essai est particulièrement chargé — les journées débutent à 5 h 30, généralement par 2 h 30 de sport indispensables pour préserver la masse musculaire et osseuse, et s’achèvent vers 19 h 30— elle explique être encore dans une phase d’adaptation. "Il faut s’installer, retrouver ses affaires et s’habituer à l’environnement", a-t-elle précisé.
D’ici son retour sur Terre, prévu en octobre, Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences scientifiques. Une mission dense, à la hauteur de l’engagement de l’astronaute, qui entend mettre pleinement à profit ces mois passés en orbite.









