Plus de deux ans après la mort du petit Émile, une campagne de prélèvements ADN a été lancée au Haut-Vernet. Les tests effectués concernent les habitants et les personnes de passage au moment de la disparition du petit garçon.
Des prélèvements ADN ont été effectués sur des habitants du hameau des Alpes-de-Haute-Provence où le petit Émile Soleil avait disparu à l'été 2023 avant d'être retrouvé mort plusieurs mois plus tard, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information de La Provence.
De tels prélèvements avaient notamment été demandés en janvier par des avocats de la famille. Le garçonnet de deux ans et demi avait disparu le 8 juillet 2023 dans le hameau isolé du Haut-Vernet, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances. Jeudi 26 février, une source proche de l'enquête a confirmé à l'AFP que des tests ADN ont été menés sur des habitants du hameau, précisant que ces prélèvements devaient concerner au total des dizaines de personnes, essentiellement du village du Vernet et du hameau. Le Figaro et le Parisien mentionnent quant à eux une centaine de personnes concernées par ces prélèvements génétiques.
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"Nous sommes naturellement satisfaits de la mise en œuvre de ces mesures d'enquête qui vont dans le sens des demandes d'investigations complémentaires que nous avions déposées au mois de janvier", a réagi auprès de l'AFP Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Émile. La campagne de prélèvements va désormais s'étirer sur plusieurs semaines, selon Le Figaro. Les résultats seront ensuite comparés à deux traces ADN inconnues mises au jour sur le crâne et les vêtements d'Émile.
L'avocate du grand-père, Isabelle Colombani, a confirmé qu'une des "demandes d'actes" déposées en janvier concernait "un prélèvement massif d'ADN." Des expertises effectuées sur les vêtements du petit Émile retrouvés en mars 2024 "ont mis en exergue deux traces d'ADN dégradées, extérieures à la famille", a souligné l'avocate pour expliquer cette demande. "Ces ADN, ce qu'on voulait c'est qu'ils soient comparés aux différentes personnes qui avaient pu être au Vernet", le jour de la disparition du garçon, dit-elle.
Un traumatisme facial violent
Après cette disparition, l'enquête n'avait rien donné pendant neuf mois, malgré plusieurs jours de battues et ratissages. Jusqu'à la découverte fortuite, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l'enfant, à environ 1,7 km du hameau. L'enquête avait ensuite permis d'établir qu'Émile avait été victime d'un "traumatisme facial violent", avec "la probable intervention d'un tiers", écartant ainsi la piste accidentelle, avait déclaré le procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. En 2025, les grands-parents d'Émile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour "homicide volontaire" et "recel de cadavre" avant d'être relâchés 48 heures plus tard car "les charges n'étaient pas suffisantes" pour d'éventuelles poursuites, indiquait à l'époque le magistrat.
Émile a disparu le 8 juillet 2023 à l'âge de deux ans et demi. Ce n'est que neuf mois plus tard qu'une partie des restes de l'enfant ont été découverts, permettant enfin aux jeunes parents et à sa famille, fervents catholiques, de débuter leur deuil. "Le bonheur de le savoir au Ciel ne fait bien sûr pas disparaître la douleur de ce tragique arrachement, mais il permet aux chrétiens que nous sommes de ne pas devenir fous de tristesse en cette vallée de larmes", avait ainsi rappelé début février le père Louis Le Morvan lors des obsèques d'Émile à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var).












